histoire NATURELLE, L I v. II. 305
Surius (26), fleuve de Colchide, on trouve de ces bois pétrifiésdans le cœur, dont l’écorce est encore dans son état naturel (17).On remarque la même propriété dans le fleuve Silare, (28) au-delàdeSurrente; car non seulement les branches d’arbristeaux qu’on yjette, mais les feuilles même de ces branches s’y pétrifient, l’eatide ce fleuve étant d’ailleurs faine pour la boistbn. A l’iísue du lacReatin (251), le roc prend de l’accroissement. Dans la mer rouge,on voie naître des oliviers & des arbrisseaux verds.
Les sources chaudes n’offrent pas une moindre merveille : onenvoit de telles jusques fur le sommet des Alpes, & dans la mer mê-me entre l’Italie & fille Ai n aria (30), de même que dans le golfeBa'íane (31), dans le fleuve Liris (32) & ailleurs : car seau de lamer est douce (33) en plusieurs endroits, entr’autres vers les ìílesChéíidoines (34), vers l’ifle Arade (3 5) & dans la mer de Cadix. Lessources chaudes de Padoue produisent des herbes (3 6 ) qui y ver-
distinguer Pithecuíe d’/Enaria.
(3 1) S mus Baianus le golphe de Na-ples selon Ortelius.
(32) Liris , fìetive d’Italie qui passepar la ville de Mïnturríe. li en fera faitmention en son lieu. Voyez la Table.Le Pere Hardouin dit que le Liriss’appelle aujourd’hui il Gariglione.
(33) Outre les lieux de la mer oùl’on trouve réellement de seau douce,iî faut savoir que dans tout le restede son étendue la mer n’est pas saléeégalement. Les Navigateurs attestentque dans la mer du Sud, fous l’Equa-teur & dans les pays méridionauxily a plus de sel en pleine mer, & quel’eau y est plus froide que vers lespays du nord & vers les poles de laterre. La mer des côtes de Hollandecontient un neuvième de sel 3 cellesdes côtes, d’Espagne & de la Mediter-ranee, à quelques exceptions près,en portent bien davantage. En Suede,
Tom. L
près dé Càrlfcroóhj l’eau, de la merne contient qu un trentième de sel:plus loin elle en est si peu chargée ,qu’elle gele en grandes mastes. Le
f )lus ou moins de salure que présentea mer dans ses diverses parties dé-pend principalement de la plus oumoins grande évaporation de seseaux. Dans les iners du nord, qù le
soleil est moins vertical & l’évapora-tion moins forte , la salure est auslîmoins ’ considérable que dans lesautres mers.
(34) Chelidonia . Infula. Ces iíles,selon Lucien, séparent la mer dePamphylie, de la mêr de Lycie. Nouseh reparlerons au livre 5, ch. 31.
(35) Aradus , : iste de Phénicie. _Voyez le livre 5 , ch. 10. Ce que ditici Pline de l’ifle Arade est confirmépar Strabon, livre \ 6 .
(36) Ceci est confirmé par un Mo-derne ( Fallopius ) dans son livre des