304 NATURALIS HISTORIA LIB. II.
exhaustis aquis minuitur, neque infusis augetur. In-Cico-num flumine, & in Piceno lacu Velino, lignum dejectum,lapideo cortice obducitur : & in Surio Colchidis flumine,adeo ut lapidem plerumque durans adhuc integat cortex.Similiter in flumine Silari ultra Surrentum , non virgultamodo immersa, verum 5c folia lapidescunt, alias salubrispotus ejus aqua;. In exitu paludis Reatina;, saxum crescit.Et in rubro mari olea;, virentesque frutices enascuntur.
Sed & fontium plurimorum natura mira est fervore ;idque etiam in jugis Alpium, ipfoque in mari, inter ItaliamtkJEn ariam, ut in Baiano sinu , & in Liri fluvio ’, multis-que aliis : nam dulcis haustus in mari plurimis locis, ut adChelidonias insulas & Aradum , & in Gaditano Oceano.
( 2.6) Ce fleuve donnoit son nom àla ville de $ urium en Colchide, com-me U fera clit en son lieu. V. la Table,
(27) Lps interpretes n’ont pointentendu Pline en cet endroit ; ris sesont figurés que cortex durans signifieune écorce qui se durcir, qui se pétri-fie j en conséquence Dupinet traduit:« Le dedans même du bois s’empierrit,3) outre l’écorce qui est déjà dure com-3> me pierre m Mais íi c’étoit là ce qu’avoulu dire Pline, il eut écrit duratus ,8c non pas durans: de plus cette ex-prellion durare est familière à Plinepour signifier durer , rester dans sonétat naturel ; il s’en sert entr’autresexemples pour dire que les arbres quifont toujours verds n ont pas pour celades feuilles qui durent toujours. Ne-,que autein iis qudt semper retinent co-mas eadem folia durant ; ainsi donc demême aue dans cet exemple le motdurant exprime la duree & non la du-reté des feuilles , de même auíîì enççt endroit le mot durans exprime non
la dureté & la pétrification de l’écorce,mais fa durée en son état naturel.
(28) Silarus , aujourd’hui le Siliselon Niger, ou le Silo selon Ligorius.Le Poète Silius Italicus , livre 8 , cornfirme ce qu en dit notre Auteur :
N une Silarus . quo gurgite tradunt,
Duritiem lapidum mersis inolescere ramis.
(29) Le lac de Reate au pays desSabins. Nous parlerons de cette villede Reate , particulière aux Sabins , aulivre 3, ch. 1 x, & de ce même lac aulivre 31 , ch. 2.
(30) jEnaria , aujourd’hui Ischia.Pline en reparle au livre suivant 8cailleurs. Voyez la Table. LloEnariade Pline, l ' Arima d’Homere & Y Ina-rime de Virgile font la même île. C’estune des îles Pithecuses dont on aparlé ci - dessus : c’est pourquoi quel-ques Auteurs Pappellent au th Pithe->c'ufa ; mais Ovide les distingue :Tnacijnem , Ptodiiumque legit steriìlque lodalasColle Pithecusas.
Tite - Live , Livre 8 , paroît auíî»
Suri u S