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Tome premier.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. I % . ) 1J

,/Etna, on volt des sources enflammées, dont la violence est telle,que les tourbillons de flammesqui en sortent, vomissent des mon-ceaux de sables à cinquante mille pas, Le même a cent mille pasde-là.

Merveilleux effets de Veau & du feu réunis 3 & du limon

nommé maltha.

Parlons actuellement des merveilles du feu , ce quatriè-me élément (i) ; mais commençons par celles qu’il opere con-jointement avec l’eau. Dans Samosate (2), ville de la Comagene,est un étang qui jette au dehors un limon ardent nommé Mal-tha (3). Si ce limon vient à toucher à quelque corps solide , il s’yattache íans plus quitter prise ; inutilement prendroit-on la fuitepour se dérober au contact de ce feu tenace .ôc inhérents Ce futainsi que ceux de Samosates défendirent leur ville assiégée par Lu-cullus : nos soldats bruloient tout armés. L’eau même ne faitqu’irriter ce genre d’embrafement; lexpérience a appris que laterre feule appliquée dessus avoir la vertu de l’éteindre. , .

De la naphthe.

Les essets de la naphthe (4) font semblables à ceux qu’on vientde décrire : on donne ce nom aux environs de Babylonne èC

nom de maltha à une vraie naphthe 01.1pétrole, encore qu il paroisse les dis-tinguer , comme on va le voir dans lechapitre suivant. ' ■

( 1 ) Naphta signifie fluide brûlant,Lt vient de nare nager, & de phtas 3synonyme de feu ou de Vulcain. Lanaphta des Anciens eft, selon 1 opiniondes Modernes, ce que nous nommonsle pétrole. On le trouve en Italie, enFrance, en Allemagne, Sec. On le défi-nit un bitume liquide, inflammable,d’une odeur forte par lui-même, & ex-halant dans ìe feu une odeur fétide,

-C’est une forte cl’iuiile minérale quidécoule le long de certains rochers, àtravers les pierres Sc. les terres. On ena encore découvert, depuis.'.quelquesannées dans la chaîne d’Alais en Lan-guedoc, & dans un ruisseau à cinqlieues de Bergerac. Quand cette subs-tance est sans couleur, on l’appellqnaphthe claire ou pétrole b/anclt'cì estcelui de Modene Sc de Perse. Les Per-sans se servent de cette huile à deuxusages, à s éclairer la nuit, & àfechausser l’hiver.Pour scolaires, ils engarnissent des lampes dont la meche11 r ij