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31 6 ‘NATURALIS HISTORIA LIB. II.
byloniam, & in Astacenis Parthia, profluens bituminisliquidi modo. Huic magna cognatio ignium , transiliunt-que protinus in eam undecunque visam. Ita ferunt à Me-dea pellicem crematam, poflquam sacrificatura ad aras ac-cesserat, corona igne rapta.
Desemper ardentibus locis.
Caput Verum in montium miraculis sardet Aitna noctibus106. semper, tantoque -xvo ignium materia; suflicit ; nivalis hy-bernis temporibus, egestumque cinerem pruinis operiens.Nec in illo tantum Natura flevit, exustionem terris denun-tians ; flagrat in Phaselide mons Chimasra , & quidem im-.mortali diebus, ac noctibus flamma. Ignem ejus accendiaqua , extingui vero terra aut fœno, Gnidius Ctefias tradit.Eadem in Lycia Hephasstii montes, tatda flammante tacti,
est grosse comme lé- póuce. Pour séchauffer avec cette même madere,on jette deux ou trois poignées deterre dans la cheminée , ensuite onverse du pétrole par - dessus, puis 011l’allume avec du papier , & il en ré-sulte aussitôt une flamme assez vive,qu’on rend plus forte en retournantsouvent cette même terre ainsi prépa-rée. On ne se chauffe guere autrementzBackhu , ville située sur lá mer Cas-ienne, à trois milles d’ Astracan , leois étant excessivement rare danscette contrée. On soupçonne forte-ment que la naphtha ou pétrole étoitla base- -inflammable du feu grégeois.P ai oui dire que’ce secret terrible dufeu grégeois avoir été retrouvé de nosjours par un particulier, & que leGouvernement à qui ce particulieren a fait part, a pris la sage précaution«l’en prolonger le mystère.
' (6) Apulée (livre r,,de lans dor),confirme cette ancienne tradition,soit historique, soit fabuleuse deÇréuse. brûlée par le moyen d’une-couronne préparée par Méclée : Et utilla. Medea unius diecula à Creante im-petratis induciis j totam ejus domum ,jiliamque 3 cum ipso sene , flammis co-ronalibus deusserat .
Mais félon Horaee ( Epod. Carm. 5}ce n’étoit point une couronne , maisune robe , & la drogue croît composéenon d’un limon bridant, mais desang corrompu & empoisonné :
Curopallâ, tabo, munus infectumnoram.
Incendio nuptam abstulit»
(1) Les Stoïciens penfoient que Temonde éprouvoit périodiquement unrenouvellement général ,. l’un parl’eau, & l’autre par le feu ; ils croyoientque le renouvellement par l’eau étoit