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Tome premier.
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histoire naturelle, Liy. II. z 19

tellement qu’on volt brûles 6 í les pierres qui bordent les ruis-seaux, 6 c le sable même qui forme leur lit : loin d'éteindre ce feu,les pluies lui fervent d'aliment. Si quelqu’un allume un bâton àcette flamme liquide , 6 c qu’il en trace des sillons en terre , onvoit, dit-on, comme un ruisseau de flamme, suivre les traces deces Allons. Le sommet du mont Cophante (6) brûle la nuit dans laBactriane , ainsi que dans la Médie, 6 c dans la partie de la Persequi confine"aux Medes (7)tellement qu’à .Suse , vers la Tour N

blanche, le feu fort de quinze soupiraux, le plus grand defquelsjette des flammes même pendant le jour. La campagne de Baby-lone jette auflî des flammes par une forte de piscine de la grandeurd’un journeau de terre. Chez les Ethiopiens , au pied de la mon-tagne Hefpérie (8), les campagnes jettent des lueurs semblablesà des étoiles. Le territoire de Megalopolis (9) offre un pareil spec-tacle : à cela près que cette forte de feu y est, pour ainsi dire ,interne 6 c purement agréable , n’attaquant jamais l’épaisse cou-verture de la forêt qui le couvre. Selon Theopompe , quand leshabitants d’Appollonie cessent de voir sortir (10) des flammes dupertuis ( 1 r)Nymphée (12), qui est tout auprès d’une fontaine entout tems tresfroide, ils se,croient menacés de grands malheurs:cette source ignée s’accroît parles pluies (13), 6 c jette un bitumequ on ne peut tempérer qu’avec l’eau de cette fontaine voisine, qurest si froide, qu’on n’en fauroit boire ; au reste, de tous les bitumes,celui-ci est le plus liquide. Mais toutes ces merveilles peuvent-ellesentrer en comparaison avec l’incendie de l’ifle d’Hiera ( 1 5 ) au milieumême de la-mer ; & avec ce qui arriva pendant la guerre sociale (14),lorsque l’ifle zEolia,au voisin âge de lTtalie,se couvrit de flammes ( 16 )qui se communiquèrent aux flots mêmes dans la mer des environs;prodige qui dura plusieurs jours, 6 c qui ne cessa que quand le Sé-nat eût envoyé fur le lieu une Ambassade en expiation (17). A la-ce prodige d’après Posidonius. para pour faire des sacrifices aux:

(17) Le Sénat informé du fait par dieux Mânes & aux dieux Marins , ce;

Titus Flaminius, Préteur en Sicile, sont les propres paroles de Posidoniusenvoya des Députés à Hiera & à Li- cité par Straboa. L, <S;