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Remarques de M. Bouguer
sèment du mouvement de Vénus.Depuis qu’on distingue parfaitementdans cette planète le mouvement quilui est propre de celui que nous luiattribuions à cause de notre transportautour du soleil, nous savons qu’ellemet deux cents vingt-quatre jours Scenviron vingt heures à achever ses ré-volutions complétés.
Page 44, Chap. VIII. Mercurii fi-dus . nunquam ab fiole yigintì tribus
partibus remotior. Les apparences op-tiques font encore plus trompeuses àl’égard de Mercure. II ne met quequatre-vingt-sept jours environ vingt-trois heures à faire chacune de ses ré-volutions absolues autour du soleil.
Page 44, Chap. VIII. Majoresquealios habent cunela plens, converfionisambitus. Ce que dit Pline ici a un senstrès raisonnable. Il faut que les plane-tes falsent un grand nombre de révo-lutions pour que malgré l’inégalité deleurs mouvements elles reviennent
Í >récisément dans la même situationes unes par rapport aux autres.
Page 4 6, Chap. IX. Proximumignorari maxime fidus indignantium . .Ce n’est pas maintenant précisémentla meme chose. Nous connoifíonsmieux depuis l’invention des lunetesles particularités de la surface de lalune, nous voyons, pour ainsi dire,la Nature de son sol. Mais il est vraique nous réussissons encore moins àassujettir ses mouvements à nos cal-culs que ceux des autres planetes. Lalune étant très voisine de nous , nousdécouvrons j usqu’aux plus petites irré-gularités de fa marche, ce qui nousrend plus difficiles à satisfaire lorsquenous voulons représenter son courspar nos théories ou nos hypothèses.
Page 50, Chap. IX. Reliquis diebustantum ex fie terris ofiendat quantum exfiole ipsa concipiat. Il eut été plus exact:
de dire que la lune ne nous présen-toir alors qu une moindre portion defa partie éclairée par le soleil ; car toutle monde sait que dans ses quadratureselle reçoit autant de lumière du soleilque dans les autres tems; 1
Page 5 o, Chap. IX. Maculas enimnon aliud ejfie quam terra raptas cumhumore sordes. II isest point vrai enbonne physique que le soleil ait laforce de consumer les humeurs de laterre. II peut par fa chaleur élever lesvapeurs Sc les exhalaisons, mais il neles consumera pas, il ne les fera passortir de l’atmosphere y elles iront re-tomber en d’autres endroits , aprèss être soutenues en Pair pendant quel-que tems. Le soleil ne fait qu’entrete-nir une circulation continuelle Sc né-cessaire. Peut-être la lune y contribue-t-elle aulsi un peu ■ mais ce ne doit pasêtre par fa chaleur, qui est trop foible.Si elle agit fur l’atmosphere, elle doitle faire par les mêmes voies qu’elleagit fur l’Océan. Pline confond tropsouvent les météores avec les phéno-mènes célestes ; il mêle trop souventle ciel avec la terre. La lune a ses ta-ches qui lui sont propres. Sa surfaceest extrêmement raboteuse ; on y ap-perçoit des creux & des montagneslorsqu’cn l’observe avec de grandeslunetes. On y voir même des chaînesde montagnes qui paraissent servir debornes naturelles a des régions fortétendues. On y remarque de trèsgrands espaces qui réfléchissent moinsbien la lumière du soleil, Sc ces espa-ces sombres en contiennent encored’autres plus obscurs. Outre cela toutesces taches font fixes ou constantes.Ainsi les vastes campagnes de la lunene se couvrent pas de verdure commeles nôtres, & ne se dépouillent pas deleur email dans un autre tems. Sonatmosphère, supposé qu’elle en aitune, n’est auffi jamais chargée de