sur le second livre de Pline. 341
nuages ; on y jouit toujours d’une sé-rénité parfaite.
Page 5 4, Chap. X. Ergo confiniumillis efi acris terminus initiumque <z t he-ris. II n’y a aucun rapport entre lalongueur de sombre terrestre Sc lahauteur que peut avoir satmosphere.Cette derniere hauteur dépend de laquantité totale d’air qui nous envi-ronne, au lieu que la longueur desombre de notre globe dépend de lagrosseur du soleil & de celle de laterre. L’atmosphere s’étend peut-êtreà quinze ou vingt lieues de distance,au lieu que sombre de la terre pro-duite par le soleil se termine enpointe à cent cinq ou cent six diamè-tres de la terre.
Page 54, Chap. X. Lumque multi-vagos flexus. L’obliquité du zodiaquen’est point un obstacle aux éclipses,mais c’est sobliquité de sorbite de lalune par rapport à sécliptique, ou,ce qui revient au même, la lune setrouve éloignée de sécliptique clansses conjonctions ou oppositions, cequi fait qu elle ne nous cache pas lesoleil, ou qu’elle-même elle ne tombepas dans sombre de la terre.
Page 5 6, Chap. XI. Nifi terra ma-jor efi et quam luna. Tous les Astrono-mes modernes s’accordent à faire laterre considérablement plus grolïe quela lune j ils trouvent que le diametrede la lune n’est gueres que le quart decelui de la terre. Cela n’empêche pascependant que la petite planète nepuisse faire souffrir des éclipses totalesau soleil. La main ou un chapeau in-terposé peut produire, pour ainsi dire,le même esset. Tout ce que la lunefait de plus, c’est, en nous cachant lesoleil, de mettre auísi dans sombresair qui nous environne Sc un certainespace autour de nous.
Page 5 6, Chap. XI. Tanquam totospatio medius. Si le soleil est, pour
ainsi dire, également présent à toutesles parties d’une longue avenue, cen’est pas parcequ’il est très gros, maisparcequ’íl est à une distance de nouscomme immense. La distinction desombres dont il est parlé plus bas , Scqui vont vers le septentrion ou versle sud, lorsque le soleil est au méri-dien , ne prouvent pas plus la gros-seur de cet astre. S’il étoit réduit a unpoint mathématique, les ombres au-roient encore la même direction,pourvu qUe le globe terrestre fut tou-jours le même.
Page 58, Chap. XI. Sicut terneparvitatem ipse deficiens. Peut - êtreque cet endroit est altéré dans letexte : il est au moins certain, com-me nous savons dit plus haut, quel’induction n’est pas légitime. Lesseules éclipses de lune font suffisantespour prouver que la terre est moinsgrosse que le soleil, & plus grosse quela lune. Notre ombre a une forme co-nique , ou va fe terminer en pointe 3ce qui prouve que le soleil est plusgros que la terre. En second lieu,quoique notre ombre ait une formeconique, la lune s’y plonge quelque-fois entierement, forte preuve quelleest plus petite que la terre.
Page 64, Chap. XIII. Defectus du-centis viginti tribus menfibus redire itifiuos orbes II faut lire deux centsvingt - trois mois lunaires au lieude deux cents vingt - deux, & onaura le Saros Chaldaïque de dix-huit ans dont M. Halley a renouvellel’usage. L’apogée de la lune qui saitune révolution en neufans, a îe tetnsen dix-huit années de revenir deuxfois au même point de sécliptique, Scpendant ce meme tems les nœuds dela lune font une révolution exacte enrétrogradant. Ainsi après deux centsvingt - trois lunaisons, le soleil, lalune Sc outre cela sorbite de cette se-