sur h second livre de Pline.
trop grand nombre cle différentes cau-ses ou de circonstances qui ne se ren-contrent pas toujours ensemble. Levent peut produire dans Tait une agi-tation qui nuise à la perfection du mé-téore ; les nuages peuvent cacher cer-taines parties, ou même les mettredans l’ombre & les empêcher de con-tribuer au spectacle , qui n’a peut-êtrejamais été aussi complet une autre fois,que lorsque Hevélius observa en mê-me tems sept soleils à Dantzic en\G6 1. Le spectateur volt souvent ungrand cercle blanc horisontaí qui en-vironne son zénith, Sc qui passe par levrai soleil. Cet astre est en même remsenvironné de deux couronnes qui ontquelque couleur, savoir du rouge endedans ; l’une a environ vingt-deuxdégrés & demi de rayon , Sc l’autrequarante-cinq dégrés.Les parhélies oufaux soleils se trouvent toujours dansîes intersections de ces couronnes, Scdu grand cercle blanc qui est situé ho-risontalement : ils ont des queues lu-mineuses qui s’étendent en dehors ,Sc outre cela il se trouve dans l’autrepartie de ce même cercle, deux autresparhélies qui font comme opposés auxpremiers : on en voit enfin encoredeux autres dans le même vertical quele vrai soleil, au sommet de ces deuxcouronnes qui font confondues dansces points avec deux autres arcs, dontl’un tourne les extrémités vers le zé-nith , & l’autre vers l’horifon. M. Hu-ghuens rend raison de toutes ces appa-rences , en supposant dans Pair desparcelles de glace ou de neige liqué-fiées par leur surface. Elles réfléchis-sent les rayons du soleil, Sc la conti-nuité de cette lumière forme les cer-cles &lescouronnes, pendant que lesintersections de ces mêmes cercles oùil se trouve des couleurs plus vives ,pareeque l’intensiréde la lumière y est
3 4 9
plus grande , donnent i’apparence desfaux soleils.
Page ir8 , Chap. XXXIII. Lumende coelo noctu visum efi. II s’agit ici del’aurore boréale qui a quelquefois étélongtems fans paroître ; mais qu’onobserve plus fréquemment depuis 1 7 i ó,M. de Mairan en a donné un excellenttraité.
Page 130, Chap. XXXV. VidithoCy S’c. Voyez , à la page précédente,la note pour la pag. 1 10 , Ch. XXVI.
Page 130, Chap. XXXVII. Et an-tennis Navigantium. Nos Navigateursnomment feux de SaintElme, les feuxdont Pline fait ici mention. On ne lesvoit pour l’ordinaire qu’après les grandscoups de vent, ou à la fin des tempê-tes. Ils fe reposent presque toujoursfur les extrémités des mâts & des ver-gues 3 ce qui vient apparemment dece que ces extrémités en fendant l’airralïemblent plus aisément les exhalai-sons inflammables qui font répanduesdansl’atmosphere. 11 faut que ces feuxsoient bien peu denses, Sc que lá ma-tière qui les entretient soit bien lege-re, puifqu’ils ne laissent ordinairementaucun vestige d incendie dans les en-droits où ils fe font fixés le plus detems. Cependant on prend le parti leplus sûr , lorfqu’on bouche les pom-
Í »es Sc routes les autres ouvertures paresquelles ces feux pourvoient s’intro-duire dans le vaisseau. On ne fait passi malgré leur légéreté, ils ne trouve-roient pas quelque matière grossièrequi leur fût plus analogue.
Page 136, Chap. XXXIX. Cum eJJ'eeorum nullum minus- lunâ tam immenfg,altitudinis ratio declaret . II suffit queles corps célestes soient très éloignésde nous, relativement à leur grosseur,pourquois ne puissent produire au-cun esset sensible à notre égard. Si lalune relié qu elle est, étoitàmille sois