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Tome premier.
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34'8 Remarques de M '. Bouguer

étoiles pour le tems où il vivoit. LesModernes ont étendu leurs observa-tions fur ce sujet, & les ont renduplus exactes. Tycho nous a donné unnouveau catalogue que Képler s’est at-taché à rendre plus complet dans lestables Rudolphines. Thomas Hydeenpublia un autre à Oxford en i66z ,tiré des observations de Ulugh Beig,neveu du grand Tamerlan, faites versle commencement du quinzième sié-cle ; mais de tous les catalogues desfixes, le plus étendu & le plus parfait,est celui qu’on nomme Britannique ,que nous devons aux observations deFlamsteed , & que nous avons dansson Histoire céleste.

Page no , Chap. XXVI. Emicant& faces Pline parloir d’étoiles , & ilva ajouter mal-à-propos à son récit desremarques météorologiques. II feraencore plus mal dans le chapitre sui-vant , en se livrant aux puérilités del’ástrologie. Ces feux qu on voit quel-quefois en Pair , & qui font disterensde l’aurore boréale, ne font rien moinsque dans le ciel. Ils font renfermésdans l’atmosphere , & tout au plus àdeux ou trois mille toises de hauteur.C’est une exhalaison, ou de la matièredu tonnere qui prend feu & qui nefait pas de bruit, parceque son explo-sion n’est pas assez forte , la matièreinflammable s’étant trouvée disperséedans un trop ^rand espace. Il fautbien que ces météores soient fort bas,puisqu’on ne les voit jamais de touteune province. Si l’exhalaison formeune colonne , & quelle prenne d’a-bord feu par en haut, on pourra voirComme une étoile tomber. L’apparen-ce sera la même, si la matière enflam-mée tombe effectivement ; ce qui peutarriver lorsque l’exhalaison acquiertune augmentation relative de poids àmesure qu’elle perd de son volume parsa dissipation. Quelquefois le feu se

communique de proche en procheou il s’élance subitement d’un lieu àl’autre , selon que l’atmosphere estdiversement chargée de matières in-flammables. II imite,danssl’irrégularitéde ses mouvemens , le feu qui prendsuccessivement à plusieurs tas de pou-dre placés à quelque distance les unsdes autres.

Page 12 .6 y Chap. XXX. Totius pe-ne anni pallore continuo. De tous lesfaits rapportés dans les trois chapitresprécédens , nous ne trouvons que lapâleur apparente du soleil après la mortde César , qui mérite une attentionexpresse. On voit aflez souvent Vénusen plein jour : ces cercles qu’on nom-Haîos j qui paroissent autour du soleil& de la lune , sont des météores assezfréquens. M. Hughuens en a donnéune explication très satisfaisante qu’ontrouve dans ses œuvres posthumes ;mais s’il n’y a point d’exagération dansla pâleur du soleil remarquée du semsdes guerres d’Antoine , il faut qu’il sesoit rassemblé sur cet astre un grandnombre dg taches semblables à cellesque nous voyons ordinairement ; nousen appercevons presque toujours quel-*ques-unes , lorsque nous regardonsle soleil avec nos lunettes j nous envoyons de beaucoup plus grosses quela terre ; mais toutes ensemble ellescouvrent toujours une si petite partiede la surface de l’astre , que sa clartén’en reçoit jamais pour nous une di-minution sensible.

Page 126, Chap. XXXI. Necsupràsolem , nec infrà , sed' ex obliquo. Onne nous donne ici qu’une notion tropconfuse des parhélies ou faux soleils ,& on ne nous décrit pas mieux lespa-raselenes dans le chapitre suivant. Cesapparences ne s’offrent quelquefois ànous qu’avec un grand appareil , &d’autres fois nous n’en voyons qu’unepartie , parceque le tout dépend d’un