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Tome premier.
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z §4 Remarques- de M. Bouguer

jour de l’équinoxe, voir le soleil pen-dant douze heures j & avoir une nuitde même longueur. La terre en tour-nant fur son centre , nous fait décrirepar fa révolution un cercle entier au-tour de son ax;e ; mais dans le tems deréquinoxe , il y a toujours exactementtine moitié de ce cercle tourné vers lesoleil j 8 e Pautre moitié tournée versl’opposite.

Page 212 , Chap. LXV. Septen-triones non cernit Troglodytice & con-finis J:Egyptus j ne c Canopum Italia.La comparaison n’est pas exacte : Ca-nopus est dans l’hémisphere austral,au lieu que Pourse est vers le pôle quiest élevé pour PEgypte , & même pourles Troglodytes \ aussi doit-on voiren Egypte les constellations entieresdes deux ourses , lorsque le soleil setrouve dans les signes qui leur fontopposés : au lieu que Canopus ne pa-roi t jamais à Rome. 11 y a beaucoupd’embarras dans tout ce que dit iciPline , ce qui vient peut-être de ceque son texte est altéré , & peut-êtreauffi de ce que les auteurs des Mé-moires qu il a consultés, ont quelque-fois confondu Fune des ourses avecPautre , 8 c P apparence absolue desétoiles avec leur lever cosmique ouachronique.

Page 223, Chap. LXX. Et quem vo-cant Berenices crinem. Le cheveu deBérénice & le trône de César , cle-vroient être dans Phémisphere austral ;mais nous ignorons à quelles étoiles■on donnoit ces noms. Il ne peut pasêtre question de la chevelure de Béré-nice : car Pline savoir trop bien quonla voyoit à Rome ; il ne pouvoir pastomber à son sujet dans la faute qu’ilsemble commettre à l’égard de Pourse,en disant quon ne ladécouvroitpointen Egypte.

Page 224, Chap. LXX. In aliâ ad-.ycrfo j in aliâ prono mari, Pline ne se

ressouvient pas assez ici qu’il a recon-nu dans les chapitres précédens quetoutes les parties de la surface de lamer sont de niveau , quelles fontexactement perpendiculaires à la di-rection de la pesanteur actuelle danschaque point. Les Navigateurs ne fontdonc point exposés à trouver que lasurface de la mer forme des endroitspenchans ou des plans inclinés : lescourans viennent de toute autre cause.

Page 230, Chap. LXXI. Ex Sycio -ne j ad Elin. 11 s agit ici de la diffé-rence des méridiens entre les lieux lesplus orientaux ou plus occidentaux lesuns que les autres. La distance de Si-cyone à Elis , n’étant que d’une cin-quantaine de nos lieues , ne devoitproduire entre les méridiens qu’unedifférence d’environ trois dégrés j va-leur de douze minutes de tems. Celasupposé , si le Courier d’Alexandremettoit exactement neuf heures à fairece chemin , il devoit croire avoir em-ployé douze minutes de plus , lors-qu il alloit d’Elis à Sicyone , & croireau contraire n’avoir mis que huit heu-res quarante-hiíit minutes , lorfqu’ilrevenoit de Sicyone à Elis. Dans lapremiere course il marchoit vers Po-rient, il alloit à la rencontre du soleil 3cet astre paroissoit aller comme plusvîte de tout le chemin que faifoit leCoureur , & toutes les heures pas-soient plus vîte. Mais c’étoit tout iecontraire pendant le retour de Philo-nide , qui alloit vers Foccident ; famarche étoit à retrancher de celle dusoleil, & toutes les heures paroissoients’écouler plus lentement. Ainsi il setrouvoit en apparence vingt-quatreminutes de différence entre Fallée ôele retour , quoique le Coureur em-ployât toujours précisément neuf heu-res. Tout ce qui nous reste à ajouter,c est que , quoique nous ayons desmontres qui font d’une précision in-