sur le second livre de Pline. 3 6 >
finie , & que la gnomonique ne soitplus un art grossier comme autrefois,il est cependant certain qu un Cou-rier serait vingt fois le voyage de Pa-ris à Nancy , fans s’appercevoir de ladifférence de méridien entre ces deuxvilles, qui est néanmoins plus grandeque celle qu il y avoir entre Sicyoneëc Elis.
Page 230 , Chap. LXX. » Ad oc-„ casum navigantes j quamvis breyif--, fimo die vincunt spatia nociurna na-„ vigationis 3 ut solem ipsum comitan--, tes «. 11 s’agit de fixer ce qu’on en-tend par une longue nuit & un courtjour, & il faut en même tems ne pasrendre la différence entre les deuxtrop grandes, afin de n être pas obligéde supposer que le navire fait plus dechemin qu’i'l n’en peut faire. Si unenuit étoit censée longue lorsqu elleest de douze heures trente minutes, &le jour censé court lorfqu’il est de onzeheures trente minutes, il faudroit en-core que le navire changeât en longi-tude de sept dégrés & demi, ou qu ilfit cent cinquante lieues en douze■heures fous f équateur pour effectuerle phénomène dont parle Pline. Cessept dégrés & demi donneroient unedemie heure de différence entre lesméridiens 3 ainsi au lieu réemployerexactement douze heures pour fairele chemin prescrit : on croiroit avoirmis douze heures trente minutes, ouonze heures trente minutes , selonqu’on iroit dans un sens contraire ausoleil , ou qu’on allât dans le mêmesens que cet astre. Dans le premiercas , le mouvement du soleil paroî-troit plus rapide , & dans le second ilparoîtroit plus lent : ce qui meuroitune heure de différence en apparenceentre les durées des deux routes.
Page 2 3 z, Chap. LXXI 1 . In urbeJRjomâ nona pars gnomonis deest umbra.
La hauteur apparente de'l’équateurseroit à Rome de quarante-huit dégrésdix-huit minutes , & la hauteur dupôle de quarante-un dégrés quarante-deux minutes , si l’on s’en rapporroitaux mesures de Pline. Mais on doitregarder comme suspect tout rapportexprimé par des nombres ronds outrop petits, lorsqu’il s’agit de déter-minations délicates. Les Anciens neconnoissoient pas les réfractions astro-nomiques , 8 c ils ont pu se trompe surTinstant de l’équinoxe j mais ce qui aprincipalement racourci sombre , &fait paroître la hauteur de l’équateurtrop grande , c’est la pénombre oule mélange de la lumière, qui en par-tant du haut du disque du soleil, &en passant par la pointe du stile , a dûdescendre un peu plus bas , & effacerl’extrcmité de sombre. Venise est parquarante-cinq dégrés vingt-cinq mi-nutes de latitude ; l’équateur y est éle-vé de quarante-quatre dégrés trente-cinq minutes 3 ainsi sombre au temsdes équinoxes y auroit été un peu pluslongue que le stile, si elle n’avoitper-du quelque chose de sa longueur parla même raison.
Chap. LXXlîI. Ho c idem ante sols-titium XLV diebus j totidemque pos-tea fieri. C’est une marque que cesdeux villes Bérenice & Ptolcmaïs,croient situées vers le dix-íêpriemedegré de latitude septentrionale , ëcpar conséquent dans la zone torride ,malgré l’impostibilité prétendue d’ha-biter cette zone. Le soleil palíoit parle zénith de ces deux villes vers le 6de notre mois de Mai, &le 5 d’Aout:& depuis un de ces jours juíqu’à l’au-tre , cet astre se trouvoit à midi endeçà de ces villes , ou plus vers lenord. La position d’une de ces villesfur le bord de la mer rouge , est decette forte entièrement déterminée,ëc celle de saune le fera auíli entié-