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Tome premier.
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z66 Remarques de M. Bouguet

rement, fi on suppose connu le rap-port de nos lieues avec les stades ;mettant vingt-quatre stades pour unelieue de vingt au dégré , il y avoitdeux cents lieues de distance entre lesdeux villes , ce qui faisoit environneuf degrés trente minutes de diffé-rence en longitude. Toutes les ob-servations contenues dans ce chapi-tre , seroient infiniment précieusespour la géographie ancienne , s’il yavoir lieu de croire quelles fussentégalement exactes ; mats quelques-unes peuvent faire douter de l’exac-titude des autres.

Page 234, Chap. LXXIII. Sol dex-ter oritur. La chose ne seroit pas pos-sible , fil’Observateur se tournoit tou-jours vers le sud, comme le faisoientordinairement les Astronomes ; maisPline suppose ici que le spectateurchangeoit de situation , & qu il setournoit vers le septentrion pour voirle soleil lorsqu’il étoit midi au sols-tice d’été. Après cela il n étoit passurprenant que le soleil se levât àmain droite , puisque ce côté ne dif-férait pas de la gauche , pour quel-qu un qui est tourné vers le sud,

' Page rz§. Chap. LXXIII. Septen-trionem non conspici. Nul des lieuxdont il est ici parlé, n’est situé fur Pé-quateur , ni au-delà : ils font tout au

Ï dus avancés de quelques dégrés dansa zone torride. Ainsi Pline a été malinformé touchant le peu de teins qu’onpeut y découvrir l’ourse. On devoiry voir l'étoile polaire toutes les nuits,&C si les autres étoiles de la mêmeconstellation approchoient quelque-fois trop de rhorison , on pouvoir lesdécouvrir dans d’autres tems , de mê-me quç celles de la grande ourse.

Page 236, Chap. LXX 1 V. Eratos-tbenes prodidit. On doit inférer du

sappott d’gratosthçne , qny tojit le

pays des Troglodytes étoit dans lazone torride.

Page 238, Chap. LXXV. In insulâThule . On ne peut pas révoquer endoute que Pytheas n’ait beaucoupvoyagé, quoique quelques-uns, com-me Polybe , paraissent avoir porté lepyrrhonisme , jusqu à croire que pres-que tout étoit fabuleux dans les récitsde ce voyageur. Py théas fut assez hom-me d’efpnt pour prévoir ce qui de-voir arriver fous le pôle à l’égard dela durée des jours & des nuits j maismalheureusement il ne lui tomba pasdans la pensée , que les glaces dufíentinterdire l’accès des régions trop sep-tentrionales , & il parla à son retour,comme s’il avoit effectivement péné-tré jusques fous le pôle , quoiqu onpuisse bien assurer qu'il n’en appro-cha que de plusieurs centaines delieues.

Page 246, Chap. LXXIX. Ventosin causa ejje non dubium reor. II fautfans doute un agent encore plus fortque le vent. La cause la plus ordi-naire des tremblemens, si elle n’enest pas Punique , est la dilatation su-bite ou l’explosion des matières quis'enfianiment dans l’intérieur de laterre. Les tremblemens & les érup-tions des volcans ont beaucoup d’af-finité j les uns précédent souvent lesautres, &il est certain que les trem-blemens de terre cessent presque tou-jours , aussitôt que le feu a réussi à seprocurer une issue suffisante par labouche d’un volcan. Toute la Sicile,par exemple , fut agité pendant dixou douze jours en 1537, jusqu’à cequ’il se fit une nouvelle éruption dePEthna qui brûla tout, jusqu’à unecertaine distance de la montagne. Lesmatières propres à s’enflammer , setrouvent en quantité dans le sein dela terre 3 quelquefois ce font de sim-ples exhalaisons qui se mêlent 3 inais