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Tome premier.
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372
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372 Remarques de M. Bouguer

Tage 2.7O , Chap. XClII. Halitusalibi prater hominem c&teris animali-bus j nonnunquam & homini lethales.Il n’est pas impossible que quelquesMéphitis soient mortelles pour cer-tains animaux , & ne ie soient paspour d’autres : mais si elles font ful-phiíreiises j■ & quelles donnent lamort en ôtant la respiration, elles doi-vent l’ôter à tous les animaux qui ontbesoin d’air , & d’air élastique pourvivre. On a pu s’y tromper quelque-fois à cause du peu de hauteur qu'aordinairement la vapeur nuisible ; uncheval, & même un animal beaucoupmoins haut, un chien, par exemple,pourra passer en fureté- dans des en-droits qui seront fatals à un lapin ouà un autre animal, dont la tête se trou-vera plongée dans l’exhalaison.

Page.280 , Chap. XCíV. Quidamvero-terra ad ingressus tremunt. Appa-remment qu’011 ne s*étoit pas encoreavisé dutems.de Pline de l’usage qu’ala tourbe pour entretenir le feu : c’estce qu’on peu t croire , en faisant atten-tion au silence des Anciens fur ce su-jet. Une terre tremblante & extrême-ment spongieuse , est toujours mêléede racines d’herbes & de différentesespeces de gramens ; ce qui doit larendre très propre à brûler : quel-ques-unes de ces tourbes font encoreplus combustibles-que d’autres. Assezproche-de la mer en Bretagne, on entire d’un. grand marais allez étendu ,qui est entre la Loire Sc la Vilaine ;fa- flamme est très bleue , Sc elle ré-pand une odeur de soufre. 11 y a toutlieu de soupçonner que le marais quiles fournit s’est sonné par quelquetremblement de terre , & qu’autre-fois e’étok une forêt : on assure y avoirtrouvé des arbres lorsqu’òn a creusé,Sc certe tourbe est souvent mêlée deiégeres branches; On sentit: dans lesolme. endroit: le 15 Janvier 1725: á

8 bernes du soir unpetiàremblement.Sc il n’y eût d’ébranlé que le seul ter-rein compris entre la mer & le marais.Page 282, Chap. XCV. In T armi-nien jì lacu magno Italia , dua infula,nemora circumierunt. Les ííles doran-tes n’ont rien d’exrraordinaire ; maisnéanmoins elles ne se trouvent gue-res que dans les pays de volcans j el-les ne flottent que parcequ’elles fontformées de pierres ponces , ou par unlimon extrêmement spongieux qui s’é-leve du fond, Sc qui donne naissanceà de nouvelles ifies j lorsque les an-ciennes se détruisent en se subdivi-sant en de trop perires parcelles r il yen a encore dans les lieux dont parle:Pline r on en voir dans le petit lac de:Bagni j près de Tivoli.

Page 282 , Chap. XCVI. Celebrefanum habet Veneris Paphos in cu-jus quamdam aram non impluit. Le sold’un e contrée.peut avoir des qualitésqui la garantissent de la pluie Sc desorages , comme on l’a reconnu cha-pitre L. ; mais qu’il ne pleuve pas dansun très petit espace découvert , onpeut bien assurer que la chose n’estpas pofíìble , selon les loix ordinairesde la physique. Un nuage qui se re-fond en pluie , laisse tomber de très:grosses goûtes d’eau qui font fur lepoint de sc- précipiter fur cet endroit •si une cause extérieure comme le vent,,les écarte , il en détournera d’autresen récompense j qui croient à côté , &:il les y fera tomber.

Page 286, Chap. XCVII. Bis interduos exortus luna aflus affl.uuntp bis-que remeant. Pline parle ici comme si:íe flux Sc reflux de la mer ne dépendoitque du mouvement de la lune j ce-pendant il reconnoit plus bas que lesoleil a aussi part à cephénomene. Larévolution de tousles changemens que-souffrent les marées, n’est pas de huitans ou de cent lunaisons : il falloir: