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Tome premier.
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374 Remarques de M. Bouguer

la Loire que cle huit à neuf lieues ;cependant cette courte distance metplus de quatre ou cinq heures de dif-férence dans le teins des marées.

Page 25,0 , Chap. XCVII. VelutTauromenitani Euripi. La situation dela mer méditerranée qui est à une dis-tance considérable de la zone torride,& outre cela sa communication avecl’océan par une ouverture qui a peude largeur, doivent empêcher que lesalternatives du flux & reflux y soientbien marquées. Elles ne font sensiblesque dans le fond des golfes, par lamême raison que le flux est si fort auxenvirons de Saint Malo à la côte sep-tentrionale de Bretagne.La mer montede quatre pieds ou quatre pieds & de-mi dans le fond de la mer Adriatiqueauprès de Venise, & on conçoit ai-sément qu’un effet auffi foible , doitêtre souvent altéré par faction in-constante des vents. Les causes d’ir-régularité font encore plus grandesdans les Euripes , parceque l’eau dé-terminée par le vent, peut s’y rendrepar deux diftérens côtes.

Page 292 , Chap. XCVII. Pontussemper extra meat in Propontidem ,introrsus in Pontum nunquam refluomari. Procope de Césarée a prétenduquii y avoit un retour des eaux , quise faisoit de la Propontide vers le PontEuxin par en bas, & M. le Comte deMarsilly assure avoir observé la mêmechose. Si ce fait est bien vrai, il fautf attribuer aux vents qui regnent furle Pont Euxin , & qui venant or-dinairement du nord , font sortir leseaux de la mer noire en trop grandequantité. Le niveau des deux mers sedétruit de cette sorte , & ne pouvantpas se rétablir, parceque f obstacle esttoujours le même, les eaux de dessousdans la Propontide qui font trop char-gées par le poids de celles qui font audessus dans la même colonne verti-

cale , doivent refluer vers le Pont Eu-xin , & il doit donc se former en basun courant directement contraire àcelui d’en haut.

Page 292, Ch. XCVIII. Nullum ani-mal nifiœflu recedente expirare. Cetteopinion est encore adoptée par le vul-gaire dans presque tous les endroitsmaritimes j mais M. Destandes, Com-missaire Général de la Marine , ayantvoulu savoir ce qu’il en falloit penser,a constaté par la vérification exactedes registres mortuaires des Hôpitauxde Brest, de Rochefort, & de quel-ques autres villes , qu’on y meurt in-distinctement dans tous les instans dela journée, & auffi fréquemment lors-que la mer monte , que lorsqu’elledescend.

Page 294, Chap. XCIX. Cum in-cremento lundt augeri conchylia. II n’estpas nécessaire d’avoir recours aux in-fluences célestes pour expliquer com-ment la lune peut agir fur certainscoquillages , Le même fur les poissons.Dans le tems des nouvelles & plei-nes lunes, les marées font plus fortesque dans les quadratures ; la mer estplus agitée , elle parvient dans desendroits plus élevés , & elle se retireauffi davantage p ces différences pour-roient en produire fort aisément surl’état de quelques coquillages , & furcelui des poissons qui fréquentent plusparticulièrement les rivages. Ce quePline rapporte touchant la circulationdu sang dans nos veines, n’est pas éga-lement plausible, & une observationsemblable sur la moelle des animaux,s’est trouvée démentie par les expé-riences de Rohaut.

Page 296, Chap. C. Summâ œquo-rum aquâ dulciorem profundam. Le faitrapporté ici n’est pas certain , & nes’accorde pas avec ce que pensent laplupart des Physiciens touchant l’a-mertume & la salure de la mer. On