fur le second livre de Pline.
íi’est que relatif à notre état. Lorsqu’ondescend dans les souterrains de l’Ob-fervatoire , & qu’on ne juge de leurtempérature que par la sensation qu’ilscausent , on croit qisils font pluschauds en hiver qu’en été, Sc cepen-dant la chaleur y est réellement unpeu moindre, si son s’en rapporte autémoignage du thermomètre.
Page ; ir. Chap. C11I. JEs & plum-bum in majsa mergi , dilatata fluitare.La loi d’hydrostatique, qui porte queles corps plus pesants qu’un pareil vo-lume d’eau, ne flottent pas, mais qu’ilstombent au fond de seau, ne souffrepoint d’exception réelle. Une feuilled’or se soutient entre deux eaux , par-eequ’elle ne.se mouille pas aisément,seau ne s’applique pas immédiatementcontre elle : & si on comprend cet airqui 1 environne, elle pese moins qu’unpareil volume d’eau. C’est par lamême raison que nous voyons une ai-guille flotter. Mais la même choseîie peut pas arriver à un lingot d’or ouà une barre de fer. Il reste bien del’air engagé dans les inégalités de leursurface ; peut-être même sont-ils tou-jours environnés d’une légere lamed’air d’une épaisseur extrêmement pe-tite : mais leur pesanteur est trop.grande pour que cette petite augmen-tation de volume puisse produire uneffet sensible.
Page 3 I 2 , Chap. CHI. Scyrium la«:pidem quamvis grandem innatare 3 eum-demque comminutum mergi. Les pierres»,ponces , & toutes celles qui, tenant dela nature de la. chaux, íe mouillenttrès aisément, ne peuvent flotter que,quand elles ont une certaine grosseur,,& lorsque seau n a pas eu encore le;•tems de les pénétres. Elles font, à'.cause de la multitude inflnie.de. leurs,pores, plus légeres que seau : mais sion .les brise en petites parcelles, pnTom. 1.
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détruira les plus grands vuides qu’ellescontenoient, & s’il leur reste encoreplusieurs pores, seau s’y introduiraavec la plus grande liberté. Ainsi ,quoique la pierre entiere flottât , àcause de sa íégéreté relative , ses pluspetites parties se trouveront trop pe-santes pour se soutenir fur seau, Scel-les iront à fond.
Page 311, Chap. CIÎI. Marinasaquas . . . omne oleo tranquillari. Çefait, par rapport à la mer, se trouveencore actuellement attesté par plu-sieurs personnes ,& il a pu être ob-servé souvent par les navigateurs quivont à la pêche de la bajeine. Un ton-neau d’huile se vuide par quelqu’ac-cident, Scshuile tombe dans la mer ;il semble quelle ne, doit recevoir qu a-
Î rès quelque tems toute l’agitation dea mer 3 mais supposé quelle en prenneà la fin toute la vitesse, une vague for-mée d’huile en partie , ne doit pasfaire tout-i-fait la même impressionque si la vague étoi-t parfaitement ho-mogène , & formé d’un fluide plus pe-lant.
Page 314, Chap, GV. Similis estnaiuranaptha. On ne connoistoit pasdu tems de- Pline; les sources de Pe-trol, qu’on a en Italie, à peu de- dis-tance de Modene, ni celle qui se voitauprès du village de G.abian , au Dio-cèse de. Beziers en Languedoc. GerHistorien curieux des merveilles de laNature, n’auroit pas fans doute ou-blié d’en faire ici mention. On croitque; les sources voisines de Modenefurent découvertes en 1.640 par u uMédecin nommé françois Arioste.Uafphalr est un bitume solide, au lieuque le náphte est mou , & .peut êtreregardé'còmme un vrai-pécrol. On-ne.peut pas assurer qu’ihsoit absolument-formé par faction des feux souter-rains qui le tirent des matières -bitu-
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