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Tome premier.
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37 & Remarques de

surface. On aíTure que l’expérienceen fur faite sur le lac Asphaltite enprésence de Vespaíien ; mais la pesan-teur de ces eaux ne devoir pas empê-cher d’aller à fond les pierres ordinai-res. Si le marbre se soutenoit, il n’é-toit pas douteux que les hommes ne..flottassent auffi : on ne dût en fairel’épreuve , que parceque l’autre essaine réussit pas. 11 faut que le bitumequi se rendoit dans le lac Asphaltite ,ait diminué de quantité ; le poissonque ce lac nourrit maintenant n’y vi-vroit pas s’il étoit contraint de flottertoujours à la surface.

Page 306, Chap. CIÍI. InDodoneJovìs sons .... meridie femper defi-cit j mox increscens ad medium noctìsexuberat. L’écoulement périodiquedes fontaines a presque toujours per-du de son merveilleux , lorsquon l’aexaminé de près ; le fait souvent n’é-toit pas vrai, & presque toujours ilétoit exagéré. Dans un pays où lesmontagnes font assez hautes pour con-server pendant presque toute l'annéede la glace & des fondrières de neige,plusieurs ruisseaux doivent avoir destems réglés pour leur écoulement.Une montagne garantit une autre dusoleil jusqu’à une certaine heure : c’enest assez pour que les neiges qui sefendent, lorsque le soleil les frappe ,ne fournissent de nouvelles eaux auxfontaines & ruisseaux qu’à certainesferires , 8 c dans certains tems de Tan-née. Si les eaux se j estent dans des cre-vasses ou dans des canaux souterrains,& si le trajet qu elles ont à faire estfort long , les fontaines sujettes à desrévolutions périodiques , pourront setrouver dans des pays de plaines con-sidérablement éloignées des monta-gnes. f accroissement cle la fontainepourra se faire outre cela longtemsaprès la fonte de la neige, 8 c toutesles autres circonstances pourront souf-

M. Bòuguer

frir de pareils changemens.

Page 308 , Chap. CIII. FontibuScalidis j qui pariter cum &fiu mariscrescunt minuunturque. II ne doit point.paraître étonnant que les eaux parfai-tement douces d’une fontaine qui estsituée dans une ifle, prennent pourréglé de leur écoulement le mouve-ment du flux & reflux de la mer. Tou-tes les fois que la mer monte, ellepénétré plus loin dans les terres ; elles'insinue dans les canaux souterrains ,elle pousse l’air qu'elle rencontre, ellele comprime en divers endroits ; 8 cPair comprimé peut ensuite , en s’in-troduisant dans d’autres canaux, agirà son tour sur la surface des eaux dou-ces , dans les réservoirs ou bafllns sou-terrains qu’elles se sont formées. Lamême chose se fera quelquefois parune méchanique encore plus simple ,8 c fans Tintervention de la force élas-tique de Tait. L’eau d’un puits peuts’écouler dans la mer pendant la bassemer, en se filtrant au travers des ter-res y elle peut même encore continuerà s’échapper lorsque la mer monte,parceque les eaux n’ont pas encoreacquis de part 8 c d’autre le même ni-veau. A la fin T eau du puits cesserade s’écouíei: , 8 c elle pourra mêmeaugmenter , à cause des sources quilui foumiflent continuellement. 11 ya un de ces puits en Bretagne, à Plou-gastel , à peu de distance de Brest.Voyez les Mémoires de l’Académiedes Sciences de 1717.

Page 312, Chap. CIII. Omnes fon-tes filate quam hyetne gelidiores ejfe.Les Anciens ont pu se tromper sur cetarticle comme sur celui des caves ,qu’ils s’imaginoient être plus chaudesen hiver qu’en été. Le thermomètrenous>a fourni fur cela une réglé sûre,qui ne peut pas nous tromper. Lechaud & le froid que nous éprouvonsen entrant dans une cave profonde,

n’cít .