sur le second livre de Pline. 5 S 3
Newton sur la. trajectoire des co-metes autour du soleil, la prédictionde M. Halley sur le retour de la co-mete de 1682. vérifiée en 1759, ontmis ce sentiment hors de doute.Voyez les Mémoires de l’Académie
f >our 1759, page 1, & le dix-neuviemeivre de mon Astronomie, où fontcités tous les Auteurs qui ont traitécette matière.
Page 286, Chap. XCV 1 I. Causa ìnsole lunaque.
La description que Pline fait icides phénomènes des marées est trèsexacte ; la cause même y est énoncéed’une maniéré très conforme à ce queles Physiciens adoptent aujourd’hui :on y voir l’attraction lunaire 8 c mêmela différence de l’apogée au périgée,qui est une fuite de l’attraction. Lafeule expression qui ne soit pas exactec’est celle où il ait : Aquiloniâ & àterris longius recedente 3 &c. Quandla lune est au nord, elle n’est paspour cela plus éloignée de la terre,car elle peut dans ce cas-là être aupoint même du périgée. On peut voirfur les phenomenes 8 c fur les causesdes marées trois belles dissertationsde M M. Bernoulli , Euler & Mac-Laurin qui ont remporté le prix del’Académie en 1740, & le vingt-deu-xieme livre de mon Astronomie ,deuxieme édition, où j’ai expliquéd’une maniéré assez simple tous lesphénomènes des marées par l’attrac-tion du soleil & de la lune.
Page 332, Chap. CVIII. Universumautem hunc circuitum 3 &c.
Pline dans cet endroit alsigne pourla circonférence de la terre 252,000stades, chacun de 62; pieds Romains,e’est - à - dire qu’il fait le dégré de laterre de 700 stades, ce qui revient à66,2.83 toises,au lieu de 56,824 envi-ron que nous trouvons aujourd’huipour une pareille latitude. Cette er-
reur d’un sixième n’est pas extraordi-naire pour le tems où elle a été faite ,fur - tout quand on fait attention auxmoyens qu’on avoir employés pour depareilles opérations. II y a eu cepen-dant bien des Savants qui ont cru quesi cette mesure ne s’accordoit pas avecles nôtres, c’étoit uniquement par ladifférence des stades que l’on évaluoitmal, ou que Pline lui-même n’avoitpas su distinguer. En conséquence il yen a qui ont établi la valeur du stadesur la supposition que les Anciensn’avoient pu se tromper, Mémoiresde l’Académie des Inscriptions , tomesXVIII, XXIV, XXVI. Cette suppo-sition est destituée de fondement ;nous n’avons rien de plus clair furcette matière que le passage de Pline,qui dit précisément qu’il parloir d’unemesure Romaine, & l’on doit s’en te-nir à cette assertion. Mais l’opiniond’Eratosthenes qui donnoit 700 stadesau dégré n’est pas la feule qui setrouve dans les anciens Auteurs. Pto-lémée paroît adopter celle de MarindeTyr,qui donnoit seulement 500stades au dégré. M. le Roi dans unMémoire intitulé Recherches fur lesmesures grecques 3 adopte cette mesurecomme la plus authentique parmi lesAnciens ; il julge qu elle étoit compo-sée de stades Egyptiens , & les évalueà 684 pieds & j par le moyen du Ni-. lometre du Caire, où font marquéesdes coudées Egyptiennes de 20 pou-, d’où il fuit que le stade de600 pieds valoir 114 toises 5 ainsi ledégré de 5 00 stades valoir 5 7,067 toi-ses. Cette mesure du dégré seroit d’uneexactitude singulière. Supposer qu’Era-tosthene se servît du stade Grec, quiétoit de 569 pieds, ce seroit, dit M.le Roi, supposer qu’il se trompa gros-sièrement dans fa mesure ; mais voyonssi cette supposition n’est pas extrême-ment vraisemblable. Le Pere Riccioli