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Tome premier.
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387
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sur le fécond livre de Plinè. 387

bres ne doit laiíTer aucun doute non-1 seulement sur leur existence , maismême fur leur nature. La facilité aveclaquelle on les observe, sur - toutdans certaines années pendant les-quelles il y a peu de mois qui ne fassevoir de ces taches dans le soleil, doities avoir bien fait connoître ; ainsi ily a tout lieu de penser qu’elles neíont que des écumes qui sortent dumilieu des flammes qui forment lecorps du soleil, que ces écumes vo-guent au gré de ces flammes jusqu àce qu’elles soient dissipées ou absor-bées parle soleil. De semblables écu-mes pourroient bien par elles-mêmesobscurcir cet astre s’il arrivoit quel-ques jours qu elles fussent assez abon-dantes pour s’étendre entierement ouen très grande partie fur son disque.Cette idée pourroit expliquer l’événe-ment, auíïï-bien que celle de M. Cel-sius ; mais lorsque l’on connoît l’im-mensité de certaines tâches qui ontdéjà été observées, & qui n’ont pasoccasionné la moindre diminutiondans la lumière & la chaleur du soleil,on ne peut qu’être effrayé-de la suppo-sition qu’il faudroit faire pour quecela fût, & l’on aime toit peut - êtremieux, pour ce qui regarde le pointdont il est principalement ici question,dire avec le P. Renaud que -- la pâleur» dont le soleil se couvrit à la mort» de César pouvoir bien n’avoir sub-» sisté que dans l’imaginarion de la» flatterie : en effet on a remarquéclans le soleil quarante ou cinquante55 taches au me me tems j quelquefois„ vous diriez qu’il est entouré d’une» ceinture de taches. On en a vu de-, plus grandes que la terre: que dis--» je ? le z 1 Décembre 1719 il en passa„ une à midi par le milieu du disque” du soleil, laquelle fur trouvée par„ M M. de l’Académie Royale des» Sciences plus de quatre fois plus

-, grosse que la terre. En 1714 ils en-- avoient observé une qui pouvoir-- être cens vingt-cinq fois plus grosse-> que la terre, & en 1706 il parut un-, amas de taches dont la masse en-» tiere, si on la suppose sphérique,-, devoir être dix-sept cent vingt-huit-, fois plus grosse que la terre. Ce,, n’étoit dans le soleil qu une tache„ invisible. On vit en 1716 huit amas-, différents de taches, fans y remar-„ quer aucune diminution d’éclatOn 11e peut donc, comme je l’ai dit,qu’être effrayé de la prodigieuse quan-tité des scories qu’il faudroit que lesoleil j errât pour en être obscurci.Peut - être ne le doit - on pas moinsêtre de la supposition de M. Celsius,Un soleil presque éteint est auffi dif-ficile à admettre qu’un presque en-croûté. Le soleil couvert de fuméesservit peut - être une hypothèse plusplausible ; mais ces fumées si immen-ses supposent une ébullition duneforce immeníe elle-même au-dessusde celle où le soleil doit être essen-tiellement, & cette augmentationdans l’ébuìlition ne fe feroit - elle pasconnoître par quelque effet plus terri-ble qu’une simple obscurité ? Le doutede M. Celsius fur le récit de Pline,l’allégation du Pere Renaud , voilàpeut être où doit se réduire tout ceque l’on a imaginé de plus plausiblepour expliquer la prétendue obscuritédu soleil rapportée par le NaturalisteRomain.

Si cette obscurité n’étoit cependantqu’une espece de dépouillement desrayons du soleil, & quelle ne fût qu’unsoleil blanc, on pourroit peut - êtretrouver une explication dans ies ob-servations rapportées d’après M. deMairan dans l’Histoire de l’AcadémieRoyale des Sciences pour les années1721 & 1729. Le premier Juin, ditM. 4 e Fonteneíle, jour de la Pente-»V>C C 1J