Band 
Tome premier.
Seite
390
JPEG-Download
 

39 ° Notes d*un Savant Anonyme

íe desséchant ; il n’y.a point de temsmarqué pour ces expériences. On lesfait avec succès dans toute saison. Lesbesoins de la vie demandent mêmequ’on les répete tous les jours , Scune personne qui prend du thé n’a puse procurer le plaisir qu’il goûte qu’a-ptès avoir fait cette expérience. Lesfeuilles de cette plante quoique fou-lées Sc chifonées s’étendent exacte-ment Sc reprennent entièrement leurpremiere figure. Í1 y a donc lieu depenser que si ce fait rapporté par Plinea quelque chose de vrai, ce ne peutêtre que de la maniéré suivante. L’hu-midité de Pair s’insinue dans cetteplante, en écarte quelques petitesbranches qui par leur réunion ont laforme de fleurs j Sc qui en s’écartantsemblent s’épanouir, ou si l’on veutque ce soit la fleur elle-même, ce neíera toujours que par le même mecha-nisme, encore doit-on avoir bien dela peine à croire que l’humidité seulede Pair puifle produire cet effet. L’onvoit à la vérité ces plantes reprendrequelque humidité, mais elles ne s’enimbibent pas aflez abondamment pourque le développement de leurs partiesse faffe. Il faut que cette eau acquièrede P activité par la chaleur, & que laplante soit macérée pendant quelquetems. MM. Duhamel & Dalibar ontmême fixé & déterminé par leurs ex-périences la quantité que les bois secsplongés dans Peau ou seulement sus-pendus à Pair prennent & perdentsuccessivement dans tous ces cas : cene font donc que des corps qui n’ontplus de vie qui s’imbibent d’une eauqui étend seulement leurs parties des-séchées , mais qui n’en fait pas éclorrede nouvelles, comme cela clevroit ar-' river dans le poulie r de Pline. Nousn’avons point d’observations sûres, Scdont on ne puifle & ne doive mêmedouter, qui nous apprennent que des

plantes mortes Sc qui n’ont plus dsvertu végétative donnent des fleursdans de certains tems. Les oignonsdont on a parlé plus haut font dansun cas bien différent j ils ont encoretout ce qui est nécessaire pour végéterileurs parties n’ont souffert en rien.L’humidité de Pair en les pénétrantfait les fonctions de celle qu’ils tirentde la terre lorsqu’ils y font plantés.Les vaisseaux séveux se gonflent ; lesparties qui doivent paroître se déve-loppent, mais leur état de langueur& leur couleur qui n’a pas la vivacitéde parties des oignons qui font plantés,annoncent quelles n’ont pas une nour-riture aussi abondante, & peut-êtreaussi élaborée qu’elle doit être, pourqu ils se portent bien. Il leur arrive ceque l’on observe tous les jours dansun grand nombre de plantes. Les se-mences de ces plantes végètent lors-qu’elles font encore dans leurs íiliquesou leurs gousses, avant même qu’eliessoient tombées des tiges. L’on n’a quetrop souvent souffert des disettes debled considérable, pareeque ce grainrenfermé encore dans l’épi a germé ,le bled n’ayant point été coupé, ouayant été renfermé trop humide.L’orgeque l’on a humectée exprès dans lescours, aires, &c. des brasseries, végétéde même. Les pois & les feves renfer-més dans leurs íiliques, les semencesdes melons, des concombres & desautres fruits de cette classe, au milieude ces fruits,les semences de scabieuse& de beaucoup d’autres plantes con-tenues encore dans leurs enveloppespoussent leurs germes ; mais c’est-Iàoù se borne toute cette végétation ,une mort prochaine suit de près certenaissance prématurée. L’air n’est pasl’élément où elles doivent vivre, ellespérissent promptement si on ne lesplante pas. Il n’en est pas ainsi des li-chens Sc aux mousses, qui font en