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Tome premier.
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400 Notes d’un Savant Anonyme

:» vu. La terre a été jonchée de gre-» nouilles dans un endroit où il n’y en» avoir pas un moment auparavantMaigre l’aíTurance avec laquelle Sca-liger soutient cette pluie, on ose dire,après ce qui est rapporté dans les Mé-moires de l’Académie des Sciences,que ces animaux sortent des trous oùils font cachés, qu’ils ne tombent pasdes nuées, & qu’ils ont été soumis auxloix ordinaires de la Nature dans leurformation j & íi l’observation qui estrapportée dans ces Mémoires avoirbesoin detre confirmée, on, pourroitassurer que l’on a vu soi-même, aprèsune petite pluie , une quantité trèsconsidérable de petits crapauds d’ungris noirâtre , avec une raie longitudi-nale fur le milieu du dos, qui sor-toient des trous où ils étoient retirés j& l’on n’en vit pas plus tomber d’enhaut que les Auteurs cités ci-dessusqui disent bien que la terre étoit cou-verte de, ces animaux, & non pasqu’ils en aient reçu fur leurs chapeauxou fur leurs habits, ou qu’ils les aientsuivis de la vue lorsqu’ils tomboientdu ciel, pas même Scaliger, malgré leton affirmatif avec lequel il s’énonce.Ces amphibies privés d’eau dans leurstrous en sortent pour jouir de la pluie,St comme leur sortie se fait dès que lapluie commence, ou peu après, l’ona cru qu’ils tomboient avec elle.

La mer ou des rivières ont laissé àsec des poisons dans des tempêtes oudes bourasques de vent qui avoientpoussé les eaux au-delà des rivages.Les pluies de poissons n’ont pas eud’autres causes. Rien de plus simple Stde plus naturel. C’est-là l’explicafionqui a été donnée d’un pareil événe-ment dans l’abrégé des TransactionsPhilosophiques par Lowthorp, St rap-portée par Derham de la façon sui-vante. „ En 1 6 5 6 il y eut une prairie.» à Cranstead, proche de Wrothajn->

» dans la province de Kent, touter-> couverte de petits merlans qu’on» supposoit être tombés des nuées» dans une grande tempête, accompa-» gnée de tonerre St de pluie ; mais il-> est hors de doute que ces petits pois-» sons y ont été apportés par l’eau de» la mer que la tempête avoit poussée-, de ce côté-là ». L’on auroit fansdoute observé quelque chose de sem-blable dans cette pluie de froment Stde petits poissons qui arriva en Francel’an 9 8 p comme Maple le rapported’après quelques Historiens dans sonouvrage intitulé les jours caniculaires jsi l’on eût pensé qu’ils pouvoient ve-nir d’autre part que des nuées. II enauroit été de même de celles qui fontrapportées par Athénée, livre 8 , cha-pitre 2, St de celles d’Olares quoiqu’en puisse dire celui-ci, qui pré-tend que les pays septentrionaux sontpeut - être plus sujets à ces sortes depluies à cause de la viscosité des nuées& de la vertu fécondante quelles ont,vertu qui est rendu plus active qu’ellen’est en elle-même par les parties sul-phureuses dont tout ce pays est rem-pli , ou par les autres exhalaisons quifont propres à faire éclorre ces ani-maux. Explication aussi fauste que lefait que l’on veut éclaircir par cemoyen, & qui en laisse subsister toutle merveilleux , auffi - bien que despluies des grenouilles, des vers aux-quelles Olares l’applique également.

Le vent, à qui nous avons refuséplus haut de pouvoir enlever dans lesairs des corps auffi volumineux qu’unveau St qu’une femme, a produit fanscontredit les pluies d’insectes. Le peude pesanteur de ces animaux lui a per-mis non-seulement de les élever ainsi,mais de les porter même au loin,lors fur - tout que ces animaux, s’ilsétoient de ceux qui se métamorpho-sent, avoient subi leur dernier chan-

o-ement

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