4° S Notes d*un Savant Anonyme
été que frappées de la foudre ou ellesn’ont fait que fe découvrir , le ventayant emporté la terre ou le fable oùelles étoient enfouies. L’on fait parun très grand nombre d’exemples, queles volcans dans leurs éruptions, vo-miííent des pierres qui font jettées auloin. Indépendamment de ceux quel’on verra dans la note furies volcans,j’en rapporterai un tiré du voyage auPérou par M. Bouguer. » Pour reve-» nir à Cotopaxi , dit M. Bouguer,» on voir à ion pied des lits de pier--> res brûlées réduites en très petites» parcelles qui ont jufqu’à cinq ou six» hauteurs d’hommes d’é paisse ur j la» plus épaisse deces couches est la fu-» périeure , & je me fuis bien assuré35 que c’est la même qui s’étend fort35 loin , 8 c qui fe cache fous la bonne35 terre , qui n’étoit peut-être origi-35 traitement que de la cendre. Je fuis35 porté à croire, qu’il faut attribuer la35 couche supérieure des pierres calci-33 nées, à la terrible éruption dont par-33 lent tous les Historiens , qui fe fit33 après la mort d’Atahualpa, Roi de33 Quito , vers le commencement de33 1533, 8 c dont nous avons tous vu,33 avec le plus grand étonnement ,33 d’autres marques aussi extraordinai--33 res 3 des pierres qui ont plus de 8 à33 p pieds de diametre , qui ont été33 jettées à plus de trois lieues de dif-33 tance, & dont plusieurs forment des»3 traînées, qui indiquent encore le35 volcan d’où elles ont été lancées.>3 Ces grosses pierres ne font nulle-33 ment brûlées, comme celles donc le33 pied de la montagne est couvert, 8 c33 elles ne peuvent avoir été jettées si33 loin que par le premier effort de33 l’explosion. Ainsi il semble qu’on«’ n’aura pas à craindre un pareil effet,33 tant que la bouche du volcan fera,33 large de 5 à 600 toises, comme elle» paroît l’être maintenant «. On ne
peut donc disconvenir après le témoi-gnage d’un Auteur qui mérite autantd’être cru , que les volcans élancentdes pierres énormes dans leur érup-tion , & quelques-unes de celles dontil est question ici font peut-être duesà de semblables éruptions , d’autantplus que la plupart des faits rappor-tés , fe font passés en Italie où Ton faitque les volcans font communs , 8 cle font à tel point que M. Roy pré-tend dans la relation de son voyagedans ce pays, que toutes les monta-gnes de l’Italie ont été formées par lesvolcans ; malgré cela cependant jepense que puifqu’il n’y avoir rien d’ex-traordinaire dans l’air lors de la chutede ces pierres, qu’il faut quelles aientété seulement frappées de la foudre ,qui fera subitement tombée & dansle tems le plus serein, comme cela estarrivé plusieurs fois : on en rapporteraautre part des exemples. La foudreaura noircitres pierres , leur aura lais-sé l’odeur de soufre dont on parle, lesaura même quelquefois réduites enmâchefer, & les aura ainsi fait quel-quefois prendre pour du fer , quoi-que , comme je l ai dit plus haut, il aitpu réellement tomber du fer ; l’onverra un exemple de ces pierres brû-lées par le tonnerre à l’article des pier-res de foudre. Si des pierres du poidsde celle dont on vient de parler, ontété élancées 8 c portées si loin , les pier-res d’un moindre volume, les pierres-ponces fur-tout, Sc les autres scoriesdes volcans le peuvent être, 8 c ce fontà ce qu’il me paroît de ces pierres quifont tombées dans certaines pluies depierres, dans celle par exemple quiest rapportée par Pline, & dont lespierres ressembloient, dit cet Auteur,à des pierres ponces. Quant aux pluiesde pierres^recieufes 8 c de crystal, ehles font dues à des ouragans qui lesont découvertes. La Bohême, comme
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