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Tome premier.
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Jur le second Uvre de Pline. 409

Ton sait, & l’Allemagne abondent ences sortes de pierres, & il n’est pasétonnant qa’im morceau de crystal sesoit trouvé découvert après une tem-pête mêlée de grêle, comme étoit celleaprès laquelle le prétendu crystal futtrouvé, & je pense qu’iì n’y a pas d’au-rre explication à donner de ce fait,mal-gré l’eau que certains crystaux renfer-ment dans leur milieu j d’où Valen-tini tiroir une preuve pour la forma-tion dans les nues du crystal tombédans la .Préfecture d’Asfeld. Cetteeau se voit dans beaucoup de crystauxformés dans la terre, & n’est par con-séquent d’aucune valeur pour entreren preuve de la formation des crys-taux dans rathmofphere. De plus ,la formation des crystaux demandequelle se fasse en repos ; & l’air, com-me l’on fait, est très souvent & trèsviolemment agité. Enfin quoique j’aiecherché á donner quelque probabiliténux différentes especes de pluies depierres, il y en a quelques-unes donton pourroit bien, fans être incrédu-les , douter , fi on ne vouloir pas lesrejetter toutes avec Lancifi. Celle decrystal, par exemple , de Valentini ,n’est pas trop bien prouvée, malgré lesattestations dont cet. Auteur s’appuie ,puisqu’elles ne l’étoient elles-mêmesque fur le rapport d’un berger quiavoit trouvé ce crystal : & la voix fortequi venoit clu sacré bocage, & qui en-joigne! r, suivant Tite-Liye , aux Al-bans de faire, selon les coutumes deleurs peres , les sacrifices dont iísavoient oublié Tissage, avoit peut-être , avant que de. porter cet ordre ,donné celui de lancer les pierres enl’air.

Quoi qu’il. en soit de ces pluies,com-me des premières, il y en a eu plu-sieurs de cendres.. & de fable, dontPline ne dit rien, ;& dont on parleraà l’article de$ voicai^s,

Tom. 1,

■ Cbàp. XCVtlï. Arìftote ajoute àceci j que les animaux ne meurent quedans le tems du reflux.

II est bien difficile de pouvoir devi-ner qu’est-ce qui peut avoit donné lieuà une opinion auffi singulière & ausiipeu croyable j & il est bien extraordi-naire que des Philosophes tels qu’A-ristote & Pline aient écrit de pareilsfaits fans daigner s’en affûter & endonner des preuves qui emportassentla conviction. Rien n’étoit cependantplus facile à vérifier. Cette opinion ,à l’abri d’autorités fi respectables, s>«stconservée jusqu’à nos jours ; & deshommes qui vivoient dans des portsde 111er, ne daignoient pas examinerfi le fait étoit vrai. ou non.. Il a falluun homme auffi amateur du vrai, 8 cauffi Philosophe que M •. . . . . ,Commissaire de laMarine, & de l’Aca-démie.desSciences,pourrenversercettefolle opinion. L’idée fausse d’un grandPhilosophe comme Aristote., deman-clo’it , pour être détruite , un hommeà qui la philosophie ne sûr pas moinsfamilière, & qui connût mieux l’a-va ntage de renverser des préjugés.

M.pria les Religieux de la

Charité qui ont foin de l’Hôpital dela Marine à Brest, de. marquer avecexactitude le moment.précis où mou-roient les malades qui leur croientconfiés j & par les registres qu’ils enont tenus pendant les années 1727 ,.1728., & les six premiers, mois. .de1729 , il est mort de flux deux hom-mes de plus que de jusant; ce qui ,dit l’Auteur .du Traité de l’opinion ,renverse de fond en comble toutel’observation d’Ai'istote. Le mêmeCommissaire de la Marine a prié unMédecin clu Roi de faire de pareillesobservations dans l’Hôpital de la Ma-rine à Rochefott ; il les a auffi faitfaire dans les Hôpitaux de Quimpcr ,de Leon & de S. Malo , & elles s’ac-