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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. X» &7

des vieilles (n). Les cygnes, avant que de mourir, chantent (i t)

( dic-on ) d’un ton lugubre ; & Ton prétend en avoir des.sexpérrìences. Mais je les crois fausses. Ces mêmes oiseaux se déchirentSe se mangent entre eux.

Si la grandeur & la force des oiseaux dont nous venons de parlerles met en état de faire de si longs voyages par mer & par terre, la pe-titesse des autres qui ont auííì le même instinct;, n’est pas un obstaclesuffisant pour retenir l’impatience de leur essor. On a même remar-qué que les cailles (13) arrivent toujours avant les grues. Ce fontdes oiseaux de petite espece, & qui, à leur arrivée dans nos con-trées , rasent plutôt la terre qu’elles ne Rapprochent des nues. Eliesfont passagères comme les précédents, volent en troupe, Sc met*te nt quelquefois en danger les navigateurs, à Tapproche de terre ; carelles se posent souvent en si grand nombre sur les voiles, Sc cela.toujours de nuit, qu’clles font coulera fond des navires. Le long dela route elles ont des gîtes d’habitude, ou elles s’arrêtent. Ce n est ja-mais par le vent du midi (24) qu’eiles se mettent en campagne ,pai cequ il est: trop humide Se trop fâcheux. Elles font néanmoinsbien aises de voler par un vent qui les soutienne, à cause de lapesanteur de leur corps Sc de la médiocrité de leurs forces. Dela vient qu en volant, on les entend se plaindre de la fatiguedont elles font excédées. Elles choisissent donc principalementle vent du nord (25) pour voler, Sc prennent pour guide i’or-tygometre (26). La premiere (27) qui approche de terre est aussi-tôt la proie de l’épervier. Quand elles veulent abandonner un

pressions schwanen-gesang le tombeaudu chant, se seront accoutumés à yvoir, & à y faire voir aux autres, unoiseau qui chante sur sa tombe, unoiseau qui chante en mourant.

(23) La caille , en Grec, onyx ; enAllemand , -wachtel 3 en Belgique ,ouackel ; en Italien, quaglia 3 en Espa-gnol , codorni ^ ; en Anglois , quail 3quale 3 en Danois, vagtel 3 en Slawon,chrosdel , c’est-à-dire buiíTonniere ,

chrosctna , en Slawon , signifiant unbuisson. La caille se dit aussi, en Sla-won , pr\epìo.rka,

(14) Ceci-est emprunté d’Aristote ,Hift. Anim. L 8 , ch. 13 , & répété parSolin, ch. 11.

(2 5 ) Aristote Sc Solin, ìbid.

(26) C’est - à-dire la mete- caille.Nous Rappelions le roi des cailles,

(27) Solin ,ïbid.

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