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Tome quatrieme.
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voie, depuis l’Apennin jusqu a Rome, des pies noires (6) & blan-ches , remarquables par une longue queue ; encore n’y sont-elles pas communes. Elles muent tous les ans lorsqu’on seméles raves. Dans l'Attique , les perdrix (7) ne volent point au delàdes frontières de Béotie : & dans celle des iíles du Pont Euxin (8)où est le tombeau d’Achille,nul oiseau ne passe au delà du templeconsacré à ce Héros. Les cicognes ne font ni leurs petits ni mê-me de nid dans la campagne qui avoiíine la ville de Fidene.Tous les ans il vient de la côte maritime une grande quantité depigeons ramiers qui se jettent dans le territoire de Yolaterra.A Rome, il ffentre ni mouches ( 9 ) ni chiens (10) dans letemple d’Hercule, qui est situé dans le marché aux Bœufs. Iln’ya point de genres d’oiseaux qui ne pussent fournir quelque par-ticularité semblable;ôc je les omets à dessein, dans la crainte deme rendre ennuyeux. Par exemple, Théophaste dit queles pigeons,les paons & les corbeaux qui font en Asie, y ont été apportésd’ailleurs ; de même que les grenouilles vocales, habituées aujour-d’hui dans la Cyrénaïque (1 1), y font étrangères dans le principe.

Mais voici un autre sujet d’admiration que nous fournissentles oiseaux de chant. La plupart changent de voix &. de couleuren un certain tems de l’année, & deviennent tout différentsd’eux-merries ; ce qui n’arrive pas aux grands oiseaux, si l'on en

tus j clavam vero in aditu reliquisse cu-jus olfactu refugerunt canes : id usquenunc durat.

( 10 ) Plutarque, Quest. Romaines.

(it) Pline emploie ici le mot deCyrenaica , dans le sens de Cyrenaicaregio. Au reste, ceci est une forte d’ar-gument à fortiori. Nous avons faitvoir dans l’av ant-dernier chapitre du1- 8 , que les grenouilllesvocales des flesCyrenes ( c’est-à-dire situées en facede la Cyrénaïque ) y avoient été tfanf-portées du continent ( c’est-à-dire de

l’Europe). Or si les istes Cyrénaïquesmanquoient de grenouilles vocalesavant qu’il en vînt d’Europe , à plusforte raison la Cyrénaïque, située par-delà cesisies, en manquoit-elle. Et laCyrénaïque étant un objet beaucoupplus considérable que les istes Cyrenes,qu’on ne fait trop même où prendraaujourd’hui, Pline oublie ici ces istespour ne faire mention que de la partisde l’Afrique dont elles tiroient leufnom. Quoi qu’il e.n soit, ce passagéactuel de Pline ne contredit nullement

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