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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I y. X. I43

Quand commença tufige -d’engraisser les poules. Desvolières , & de leur inventeur.

Les habitants de Délos furent les premiers qui engraissèrent (1)des poules. De là vient cette fureur épidémique de ne trouverdignes d’être dévorés que des oiseaux opimes , Sc qui portentleur lard. Je trouve dans les anciennes ordonnances qui concer-nent les festins, une loi (2) de Caius Fannius, Consul, donnéeonze ans (3) avant la troisième guerre Punique, Sc qui défend deservir d’autre volaille(4) qu’une feule poule non engraissée. Cettepremiere ordonnance sit ensuite partie de toutes les loix fomp-tuaires qui parurent depuis. Mais on trouva le moyen d’éludercette sage disposition, en engraissant sinon des poules, d u moinsdes poulets, avec une nourriture trempée (5) dans du lait; ce quiles rend d’un goût beaucoup plus délicat, Sc recherché. Toutessortes de poules, au reste, ne font pas propres à être engraissées,mais seulement celles qui ont la peau grafle fur le col. De plus,l’art de la cuisine exige qu’une poule grafle soit apprêtée de ma-niéré que les cuisses fassent une belle montre, Sc que le dossoit fendu en long, afin que celui qui fait l’office d’écuyer tran-chant n’ait besoin, pour remplir toute la capacité du plat, Scmême pour le faire déborder, que de soulever l’oiseau par unepatte. Cest ainsi que les mœurs corrompues des Parthes ont passéjufqu’à nos cuisiniers. Cependant, malgré tout leur savoir-faire,ce n’est pas à dire qu’un tel plat puisse plaire en entier, ni qu’iloffre de quoi satisfaire le goût de tous les convives. A telletable, on ne prisera que le haut de la cuisse; à telle autre , onne fera cas que de la poitrine.

Marcus Lamius ( 6 ) Strabon, Chevalier Romain, établi à (7)Brindes, fut le premier qui dressa des volières, dans lesquelles

mais il y f a ;p 0 j t volontiers son séjour à titre d’hospitalité, comme il résultedu passage de Varron cité dans la note précédente.