2.04 naturalis historia l i b. x.
ôc gaviae : harpe & triorches accipiter : sorices & ardeolae,invicem fcetibus insidiantes : aegithus avis minima cumasino : spinetis enim se scabendi causa atterens, nidos ejusdiisipat : quod adeo pavet, ut voce omnino rudentis audita,ova ejiciat, pulli ipsi metu cadant : igitur advolans ulceraejus rostro excavat. Vulpes & nisi tangues, mustelae &csues. .iEsalon vocatur parva avis, ova corvi frangens, cujuspulli infestantur à vulpibus. Invicem haec catulos ejus ipsam-que vellit : quod ubi viderunt corvi, contra auxiliantur,velut adversus communem hostem. Et acanthis in spinisvivit : idcirco asinos & ipsa odit, flores spinae devorantes.^Egithum vero anthus in tantum, ut sanguinem eorumcredant non coire, multisque ob id veneficiis infament.Diffident thoes ac leones. Et minima aeque ac maxima.
Celtoscythe qui signifie grenouille ,les demi - Savants ont rejette de laphrase r ana aquatica , qui répond aubrenthos d’Aristote , le mot r ana qu’iisont renvoyé à la phrase précédentepour en faire le substantif masculinaranei: & ce substantif masculin, ilsl’on t, sans nécessité, & par un alliagemonstrueux, accouplé avec le substan-tif phalangia , dont, par ce moyen,ils ont fait l’adjectif pluriel neutred’u n substantif pluriel masculin. Jepense être le premier qui, par mes re-cherches , fois parvenu à jetter du jourfur ce passage de Pline, en faisant voirque rana aquatica _, chez notre Au-teur , & brenthos , chez Aristote , sontdes expressions synonymes. En effet,comme je Fai établi dans mes Origi-nes Uriennes p. 582, brent est unancien m-ot qui signifie grenouille ;témoins les expressions Anglo-Saxon-
nes brent-meïhs &c brent-hnol , inter-prétées par le docte Cambden , dansfa Géographie Britannique, palujlriumranarum regio , & ranarum monticulus.
(9) Quelques-uns confondent Foi-seau harpé avec le milan, appellé enLatin milvus 3 en Grec iciinos _, &c. &:dont nous avons parlé au chap. 10..Mais Pline va les distinguer expressé-ment quelques lignes plus loin. Ainsil’oiseau harpé est encore à connoître.
( 1 o) Nous en avons parlé au chapi-tre huitième.
(11) Chez Aristote le mot qui ré-pond ésorices est íArrof, lisez plutôt’Ittoç , lequel mot exprime une souri-cière , une ratiere, le tombeau des.rats ; en Latin muscipula. Je soupçonnedonc que Pline avoit écrit soricepsardeola , & non pas sorices & ardeola j,je pense, dis-je, que ’/tto?, chez Aris-tote, òc soriceps j chez Pline, désignent