HISTOIRE NATURELLE, LIV. X. 20/
seau ( 9 ) nomme harpe & Pépervier appelle (10) triorkhès îentre la (n) souris & le héron , ces deux especes cherchantà s’entre-détruire & à tuer les petits l’une de l’autre; entre (n)Pregithe, qui est; un très petit oiseau, &. l’âne, parceque celui-ci , en se frottant contre les buiísons , détruit le nid de l’re-githe. Cet oiseau en a donc une st grande peur, qu’auffi-tôtqu’il entend braire un âne, il jette à bas ses œufs; & s’ils sontéclos, ses petits tombent de frayeur. C’est en vengeance de cedommage que l’aegithe creuse avec son bec les plaies de 1 ane.De plus, le renard est en guerre avec l’épervier (13) nomménisus : les belettes & les porcs avec les serpents. II y a un petitoiseau appellé (14) resalon qui brise les œufs du corbeau, & dontle renard tue les petits. L’assalon, pour s’en venger , harcelleles petits goupileaux & le renard lui-même: mais auffi-tôt queles corbeaux s’en apperçoivent, ils viennent au secours du re-nard contre Pennemi commun. Le chardonneret vit parmi lesbuiísons ; c’est pourquoi il a de Paver lion pour l’âne, parcequecelui-ci mange les fleurs qui croissent fur les épines. L’anthuS& pLgithe sont si grands ennemis , que le sang de Pun , à cequ’on croît, ne peut se mêler avec le sang de Pautre; aussi em-ploie-1-on ces deux sangs antipathiques dans plusieurs enchan-tements. Le thos & le lion se font la guerre. Enfin les plus pe-
tme forte de furet ou putois , ou toutautre animal sauvage , preneur de rarsSc de souris. Ce pourroitêtre auíîi lacrejferelle , oiseau nommé en Provencele ratier } & en Beauce le preneur de mu-lots. Cette correction de sorices enso-riceps est d’autant plus plausible que,dans la phrase qui précede , ainsi quedans celle qui fuit immédiatement,Pline emploie le singulier, & non pasle pluriel.
^ (1 z) On ignore ce que c’est que Pae-gíthe, Aristote observe que c’est un
oiseau boiteux. C’est sans fondementque quelques-uns en font la linotte,
(13) Le Pere Hardouin fait de l’é-pervier nisus notre épervier propre ,don t le mâle s’appelle le moucket ou IV-mouchet. L’oiíeau appellé ici nisus par;Pline, est appellé kirkos par Aristote ,,qui en fait une forte d’épervier. Cetépervier kirkos 3 M. de Buffon, Oi-seaux 3 T. 1, p. 308 , en fait le busard.,
(14) C’est Y émerillon , selon Dale-champ , Scaliger, Bochart , le PereHardouin, Lcc.