Caput
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214 NATURALIS HISTORIJE LIB. XI.
incisura eas ambiente rugas : sed in alvo , aut supernetantum, imbricatis flexili vertebris, nusquam alibi specta-tiore naturas rerum artificio.
De jubtilitate in his natura»
I n magnis siquidem corporibus, aut certe majoribus,facilis officina sequaci materia fuit. In bis tam parvis, at-que tam nullis , qux ratio , quanta vis, quam inextricabi-lis perfectio ! Ubi tot sensus collocavit in culice? &: sunt aliadictu minora. Sed ubi visum in eo praetendit ? ubi gufta-tum applicavit ? ubi odoratum inseruit ? ubi verò truculen-tam illam & portione maximam vocem ingeneravit ? qua
tée par le Pere Hardouin. Deux ma-nuscrits portent non tota incisura eâambiente, rugas. Cette leçon , qui ap-proche beaucoup de la nôtre, a été sui-vie par M. le Comte Rezzonico.
(p) Superne est ici l’ablatif singulierdu substantif, hoc superne le dessusdu corps ; de même que alvo est l’abla-tif singulier d 'alvus. Ainsi, dans le restede la phrase , flexili ou , commed’autres Yiilent, flexilibus rapport àalvo & à superne ; & comme supernemest joint à alvo que par la conjonc-tion conditionnelle aut qui n’exigepoint nécessairement le nombre plu-riel dans l’adjectif qui peut suivre, ilest absolument indifférent de lire fie-xìlibuson flexili. Al'égard de la leçonflexilium , adoptée par l’illustre Criti-que de Parme, sur la foi de tous lesmanuscrits qu il a consultés, & contrela foi des manuscrits consultés parTurnebe & par le Pere Hardouin ,c est manifestement une leçon vicieuse.Au surplus, ni le Pere Hardouin, ni
les autres Savants , n’avoient rien com-pris à ce passage de Pline , dont nouscroyons donner ici la véritable expli-cation.
(xo) Au lieu de imbricatis , quel-ques manuscrits portent implicatis :c’est une leçon corrompue ; au moinsje le présume.
(1) L’expreslion de Pline est exagé-rative ; mais , comme elle est figurée,elle n’en est pas moins juste. Notre lan-gue admet rarement de telles hardies-ses. Nous croyons prendre assez d’es-sor quand nous osons dire que les ob-jets microscopiques font placés, à no-tre égard , dans les bornes de l’être ,aux confins du néant.
(2) Ou plutôt le cousin , commeMadame Dacier traduit empis chezAristophane , dans la comédie desNuées, acte x, sc. 2 ; car c’est cette fortede moucheron vocal, que Pline dé-crit ici. Au reste l’un & l’autre de cesinfectes fè nomme en Grec kônôpsempis j en Latin culex. M. de Bomare ,