2 1 6 NATURALIS HISTORIA L IB. XI.
subtilitate pennas annexuit ? praelongavit pedum crura ?disposuit jejunam caveam , uti alvum ? avidam sanguinis ,& potiffimum humani, iitim accendit ? Telum vero per-fodiendo tergori, quo spiculavit ingenio ? Atque ut in ca-paci, cum cerni non possit exilitas, ita reciproca generavitarte , ut fodiendo acuminatum pariter, sorbendoque fistu-losum esset. Quos teredini ad perforanda robora cum sonoteste dentes affixit, potiffimumque e ligno cibatum fecit ?Sed turrigeros elephantorum miramur humeros, taurorum-que colla, & truces in sublime jactus : tigrium rapinas,leonum jubas, cum rerum natura nusquam magis, quam inminimis, tota fit. Quapropter, quasso, ne nostra legentes,quoniam ex his spernunt multa, etiam relata fastidio dam-nent , cum in contemplatione naturae nihil postit videri su-pervacuum.
d’Aristophane. J’emploie Ia traduc-tion de Madame Dacier :
CbNAGORAS.
Tu serois dans une plus grande admiration , fi|e te disois une autre belle chose de Socrate.
Strepsiad e.
Quelle est-elle ? dites-la-moi, je vousprie.
C É N A g O R a s.
Kairephon lui ayant demandé si c’est du der-rière ou de la gueule que chantent les cou-sins . ..
Strepsiad e.
Eh bien î que lui a-t-il répondu ’ ’
Cénacoras.ïl lui a «lit que ce perit animal a l’intestin fort
étroit, 6c que levent y passant avec violence,il faut de nécessité que le derriere du cousiafasse ce bruit.
Strepsiad b.
Le derriere du cousin est donc une trompette?La plaisante chose ! &c.
Aristophane se moque ici, avec rai-son, de l’explication donnée par So-crate sur la cause du bruit que faitle cousin ou le moucheron. Ce bruit,selon M. Valmont de Bomare , estuniquement occasionné parle mouve-ment des ailes, & proportionné a leurétendue. Cette observation de M. deBomare est des plus justes.
(5) Je lis au texte generavit avec lesmanuscrits , & non pas geminavit ,