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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. 2.2. Z

Voilà, tout ce qu’ont les insectes, Sc rien déplus. Qua.nt.audedans du corps, on n’y trouve (3) qu’un intestin, lequel n’estreplié que chez un très petit nombre d’especes : aussi les infectesremuent-ils davantage lorsqu on les met en pieces, Sc chaquepartie palpite alors. La raison de ce phénomène, c’est que la vertuvitale, quelle qu’elle soit, qui se trouve en eux, n’est pas annexéefeulement à certains membres, mais est répandue dans tout lecorps, Se moins toutefois dans la tête qu’ailleurs ; de forte quecelle-ci, étant séparée dU reste du corps, ne remue point, si cen’est lorfqu’à la tête arrachée tient encore la poitrine. Aucungenre d’animaux n’a autant de pieds que les insectes. Ceux quien ont le plus vivent plus long- tems étant mis en pieces, commeles scolopendres. Ils ont des yeux, St outre cela (4) le sens dutact Se celui du goût. Quelques-uns ont aussi l’odorat; mais peufont doués de la Faculté de l’ouie.

Des abeilles.

Les abeilles (1) tiennent le premier rang parmi les infectes,Sc méritent, plus qu’aucune autre espece, notre admiration ,étant les seuls animalcules qui aient été faits pour l'usage dél’homme. Ce font elles qui rassemblent le miel (z), cette nour-riture d’un suc si doux, si subtil, si salubre. Ce sont elles aussiqui composent les rayons Sc la cire que nous faisons servir à tantd’u sages. Elles sont assidues à leurs ouvrages, vivent en formede république, Sc tiennent des conseils particuliers. Chaquetroupe a son chef, Sc, ce qu’il y a de plus admirable, cet étatcomposé d’insectes obéit à des loix. Les abeilles ne font (3), ànotre égard, ni totalement apprivoisées, ni totalement sauvages,Sc font bailleurs d’une telle exiguïté de forme, qu’à peine avons-

en ancien Suédois, blandLe docte Jeaft honec j en Iílandoís , hunang , &c.Ihre écrit qu’en quelques Dialectes AI- (3) Observation déja faite, liv. 8 ,

lemands, le miel se nonvme honang , ch. 5 6.