HISTOIRE NATURELLE, LIV. XI. 21J
îlous quelque prise fur elles pour les observer , écant moins deSanimaux réels que des ombres d’animaux ; & cependant c’est parces ouvrières que la Nature exécute des travaux incomparables.En effet, quelle force, quelle vigueur peut aller de pair avecl’heureuse & surprenante industrie des abeilles ? quel géniehumain peut égaler leur intelligence? Ce qui releve encore plusleur mérite, c’est quelles font tout de concert & en (4) com-mun. Ne disputons point st elles respirent ou non; accordons , sil'on veut, qu’elles aient du sang, quoique dans de si petits ani-maux il doive être en bien petite quantité : réexaminons queleur esprit.
Da régime des abeilles.
En hiver (1) elles se tiennent cachées; car elles n’auroient pasía force de supporter les neiges & la gelée, ni de résister à larigueur des vents du nord. II est vrai que tous les infectes secachent de même en cette saison ; mais ceux, par exemple, quiont hiverné chaudement dans nos maisons, sortent, en consé-quence, plutôt (2). Quant au régime que suivent, à cet égard ,les mouches à miel, il faut supposer, de deux choses Tune, ouque les moeurs de ces insectes ont changé, ou que les Auteursqui en ont écrit précédemment se sont trompés. Elles se renfer-ment dès le coucher (3) des Pléiades, & demeurent cachées jus-qu’après le lever (4) de cette même constellation : ainsi, elles nesortent pas de leurs ruches dès le commencement du printems,comme l’avancent les Ecrivains en question ; 8 c il n’y a personne (5)çn Italie qui ne soit persuadé du contraire. Elles se mettent à l'ou-vrage avant que les feves ne fleurissent (6), &, de ce moment, elles
ch. 14 , & sur-tout par celui de Yir- (6) Avant les Ides de Mai, selon legile, Georg. 1. 4 , v. 51 : Pere Hardouin. Au reste je lis , avec
cùm fol coelum œstivâ luce reclusic, ^ Savant les manuscrits, cxcuht ,
ïlix continuò saltus fylvaíque peragrant , v non pas /10/1 CXCU/lt avec les Edi—purpureosque metunt fîojses. tÇUl'S.
Tome IV.
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