HISTOIRE NATURELLE, L I y. XI. 2.LA
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des peupliers, jointe au suc des fleurs. ^Néanmoins ce n est pasencore ici la cire, mais le soutien des rayons , ce qui ssir à lesgarantir dú froid & des autres injures du tems. Le propolis est:d une odeur forte; aufli la plupart l’emploient au lieu de galba-num (4). -
En outre , les abeilles amassent dans la ruche la provision dontelles doivent vivre pendant leur travail ; proviíìon nommée parles uns (5) érithaque, par d’autres sandaraque (6), par d’autres en*core cerinthe (7). On la trouve souvent mise en réíerve dans les con-cavités des rayons ; son goût est amer. Ce qui la compose est uneliqueur qui provient, comme la gomme, du suc des arbres, & de larosée du printems. Sa quantité est moindre lorsque le vent d Afri-que souffle, & dhine teinte plus noire quand c’est le vent du midi.Le vent du nord la rend rouge, ôc perfectionne fa qualité. Lesabeilles en amassent beaucoup íur les amandiers (8). Ménécrate (9)fait de l’érithaque une fleur mais il est le seul (10) de son avis.
fluo j cado .j Sec. Voyez la note précé-dente.
(7) C’est le kêrinthos d’Aristote ,Hifi. Anim. 1 .9 , ch. 40. Ce mot pa-roi t signifier fleur de cire , & venir dehéros j cire, & de anthos.j fleur. Théo-phraste, Hist. Plant . 1 . 6, ch. 7 , donnea une certaine fleur d’été le nom deeerinthos ; ce que ses interpretes tra-duisent par lilium fulvum. II ne fautpoint non plus confondre ce cerinthedes abeilles avec la cerinthe dont Vir-gile parle , Georg. I. 4 , v. 63 3 ni avecle c. rinthe flotte de plante dont Plinetraite au livre 21, ch. 12. Le PereHardouin définit très bien le cerinthedes ruches Medium quiddam inter mel
ceram : pr&Jlantius cerâ quidem adcibatum y idem meile inferius.
(8) Le noyer Grec n’est autre que1 amandier * selon Columelle, 1 . 6 ,
ch. 14. On l’appelloit aufli l’ arbre dsThafos. Nous reparlerons des noixGrecques , 1 . 2 3 , ch. 8 , & ailleurs.Consultez la Table des matières.
(9) II y a eu au moins deux Méné-crate l’un d’Ephese, & Poète géor-gique ; l’autre de Syracuse, & Méde-cin. Consultez les notes alphabéti-ques fur le premier livre de Pline, ait
mot Ménécrate.
(10) II faudrait avoir les ouvrages-de Ménécrate, pour pouvoir juger fíPline le reprend à tort ou justement.Peut-être cet Auteur , fans aucune-allusion au cerinthe des ruches, a-t-il,,comme Théophrastedonné le nomde cerinthe à une fleur d’ecé ( au lisfauve). Sur quoi consultez la. note 7-Peut-être aufli a-t-il défini cette pro-vision des abeilles une fleur céracée s ,une fleur de cire ; & il se pourroit faire-