L/L NATURALIS HISTORIAI LI B. XI.
nimio fumo inficiuntur : quarum injuriam celerrime sen-tiunt mella, vel minimo contactu roris acescentia. Et ob idinter generosa servatur, quod acapnon vocant.
Foetus quonam modo progenerent, magna inter erudi-tos & subtilis quaestio fuit. Apium enim coitus visus estnunquam. Plures existimavere oportere confici floribuscompositis apte atque utiliter. Aliqui coitu unius, qui rexin quoque appellatur examine. Hunc este solum marem ,praecipua magnitudine, ne fatiscat. Ideo foetum fine eonon edi : apesque reliquas, tamquam marem fœminas co-mitari, non tamquam ducem : quam probabilem alias sen-tentiam fucorum proventus coarguit. Quae enim ratio, ut
(14) Pintianus veut qu’on lise oris ;mais tous les manuscrits consultés parle Pere Hardouin portent roris. Cedernier , fans aucune vraisemblance,interprete roris par les—gouttes queforme la fumée en se condensant. II estévident que Pline se con trediroit, s’ildisoit, d’une part , que les fumiga-tions font utiles dans le traitementdes ruches ; & d’autre part , que lemoindre contact: de Fumée aigrit lemiel. Notre Auteur ne blâme ici quel’excès, & non l’usage modéré de lafumigation. Ainsi roris , en cette oc-casion , n’a aucun rapport à la fumée.
(15) Ce c ejipourquoi est une consé-quence de la phrase précédente , JD’unautre côté s trop de fumée leur ejl nuisi-ble ; & non une suite de ce que Plinedit au sujet de la rosée.
(16) Je crois devoir lire au textegenerosa , & non genera.
(17) Ce mot Grec est formé de Vaprivatif & de kapnos , fumée. Ce mê-me miel, félon Strabon, 1.9, p. 400,
étoit nommé akapnifios dans l'At-tique.
(i 8) Après le mot acapnon , on lit*chez la plupart des Editeurs , unephrase omise ici dans le texte, cettephrase ne se trouvant dans aucun desmanuscrits consultés par le Pere Har-douin j la voici : Album mel non fitquod bithymum ejl 3 fied oculis & hulce-ribus aptijfimum exiftimatur. Au reste,ce paílage, soit qu’il appartienne à Pli-ne , soit qu’il ait été ajouté par quelqueCritique, est tiré de celui-ci -. Albummel non fit ex thymo fincero : se d com-mendatur ad oculos & hulcera. Aristote,Hifi. Anim. 1 . 9 , ch. 64.
(19) Cette génération n’est plus unmystère pour les Modernes. On a re-connu trois sortes d’abeilles dans tou-tes les ruches j savoir les abeilles ou-vrières , qui n’ont point de sexe, 8 cqui sont inhabiles a la génération 5les abeilles faux-bourdons, qui fontles mâles ou étalons de l’espece ; Scune seule femelle qui a à ses ordres unferrail de mâles. Cette femelle, qui est