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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I y. XI. Z$J

trouvent dans un état parfait. Tout ce manege a été observé dansla maison de campagne d’un personnage Consulaire q u j av oicfait faire les ruches de ses abeilles avec de la corne de lanternebien transparente. Les petits font quarante-cinq jours à parvenirà leur perfection. On trouve dans certains rayons un petit duril-lon , ou gale de cire , dont la saveur est amere. Les Latins luidonnent le nom de clou (24). C’est un avorton d’abeille (25). Ccclou n’a lieu que lorsque les mouches, ou par maladie, ou parparesse, ou par une stérilité naturelle, n’ont pas amené leur fruità perfection. Au reste, les petits ne font pas plutôt éclos (26),qu’ils se mettent (à quelle école formés, dira-t-on ? ) à travailleravec les meres. Chaque nouvelle génération a son roi particulier,qui est de même âge qu’elle, ôc qu’elle accompagne par tout.

II y â d’abord dans chaque génération plusieurs de ces roitelets;ce qui empêche que l’espece ne manque. Mais lorsqu’ils commen-cent à être un peu grands, les abeilles font choix du meilleur,& tuent les autres d’un commun accord, de peur qu’ils ne divi-sent Pempire en plusieurs factions. II naît deux fortes de rois : lesmeilleurs font ceux qui font noirs (27) & bigarrés. Tous sont d’une

définition à la lettre dans l’applica-tion du mot clou à un nom propre.Ainsi les noms propres Cloud 3 Clo-dion s Clataire , Clowis , Clotilde , &c.expriment seulement que ces person-nages étoient d’une race dont le nom,dans l’origine, signifioit abeille, ouproduction d’abeilles. En effet, indé-pendamment de Mérowée dont lenom signifie mere-abeille 3 ou abeillemajeure , Pharamond ( Waramundus )paroît signifier, iflu de la ruche. Surquoi consultez la note 4 du chapitresuivant. A l’égard de Child-eric , en-terré à Tournai, & dans le combeauduquei on trouva pl u si ea rs abeillesdor massif en Pannee 1655, ce nomest composé de chïld , enfant, nour-ri 00 , & de eric 3 dérivé onomatique

T orne IF.

de erìce , qui signifie bruyere : or nousavons vu plus haut que l’arbriífeauerìce ou bruyere , étoit la pâture pro-pre des abeilles, & que l’ erìce donnoitmême son nom au miel le plus com-mun. Ainsi Chìlderic 3 ou éleve desbruyères , est un nom propre analogueaux précédents , & synonyme de mou-che à miel.

(26) Je lis au texte Protinus autemeducti operantur ( quânam disciplina ? )cum matribus , & non pas protinus au-tem educti operantur quadam disciplinacum matribus ; leçon défectueuse , in-troduite par la négligence des copistes.

(27) Tous les manuscrits portentniger variusque. Hermolaiis corrigemelior rusus quàm niger variusque , &

cette correction, quoique contraire

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