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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, LIV. XI. 2.J9

beauté remarquable (28), & plus gros du double qu e les autresabeilles. Leurs ailes néanmoins font plus courtes ; mais il s ont lesjambes droites , la démarche plus noble, & fur le front une tacheblanche qui leur tient lieu de diadème. Ils ont auffi beaucoup plusd’éclat que (29) les autres mouches.

Du régime des abeilles.

Qui pourroit maintenant s’occuper à. rechercher s’il y a euplus d’un Hercule (1), ou d’un Bacchus (2), 8c à discuter plu-sieurs autres questions semblables, ensevelies dans les ténèbresde l’antiquité ? Voici une question bien plus simple, 8c pourtantjusqu’ici insoluble, qui concerne un petit animal dont nos mé-tairies font pleines. II s’agit de savoir si, entre les mouches àmiel, le roi seul est privé d’aiguillon {3), 8c n’a d’autres armesque la majesté de son rang; ou si la Nature lui a donné un aiguil-lon, sans (4) lui en accorder l’usage. Ce qu’il y a de certain,c’est qu’il ne se sert point d’aiguillon, 8c néanmoins son peuplelui obéit admirablement. Quand il marche, l’eíïaim entier l’ac-

l’iclentité d’Hercule & de Bacchus , lesnotes 3 2 & 3 3 du ch. 22 du liv. 6 dePline, tome 1, p. 747 , ainsi que lesnotes 98 & 99 du ch. z 6 du septiemelivre , tome 2 , page 268. Au reste, jelis ici au texte, avec le Pere Hardouin,& quot Liberi Patres , & non & quod.Liberi Patris sepulcrum ; car ce der-nier mot sepulcrum ne se trouve dansaucun manuscrit.

(3) Rex ipse fine aculeo esi 3 $\t Se-neque , 1 . 1 , de Clem. ch. 9, p. 627.

{4) Ceci nous rappelle 1 anecdotesuivante. Le Cardinal Barbann, dontlé nom , dans l’origine, étoit fansdoute Warwarin, avoit, en vertu durapport de son nom avec le mot Celti-que al-vear^ que les Latins ont adopté,

8 c qui signifie ruche, avoir, dis-je,pour symbole parlant, trois abeillesdans ses armes. Etant donc devenuPape fous le nom d’Urbain VIII, undistique Latin, flatteur pour le S. Pere,& que nous rapporterons, note 16,( distique qui failoit allusion à ces troisabeilles ) donna heu à un Françoisd afficher au Pasquin le vers suivant :

Gallis mella dabunt , Hifpanisspicula figent.

Un Espagnol qui vit ce vers, ripostapar celui-ci :

Spicula fi figent, &vità & melle carebuní.

Sur quoi le Pape fit afficher lui-mêmeau Pasquin les vers suivants, qui fontfort ingénieux :

Cunctis mella dabunt , neve ulli spicula figeât ,Spiculá nam princ'éps'fígeré nescie apum.

Kkij