z6z NATURALIS HISTORIA LIB. XI.
Drusi Imperatoris, cum prosperrime pugnatum apud Ar-balonem est, haud quaquam perpetua aruspicum conjec-tura, qui dirum id ostentum existimant semper. Duceprehenso totum tenetur agmen : amisso dilabitur, migrat-que ad alios ; esse utique sine rege non possunt. Invitae au-tem interimunt eos , cum plures fuere, potiusque nascen-tium domos diruunt, si proventus desperatur : tunc & fu-cos abigunt. Quamquam de iis video dubitari, proprium-que iis genus esse aliquos existimare, sicut furibus grandis-simis inter illas, sed nigris > lataque alvo ; ita appellatis ,
(14) Nero Claudius Drusus, sur-nommé Germanicus, à cause de sesvictoires en Germanis; il étoit frerecie l’Empereur Tibere. Il fit avec suc-cès la guerre aux Sicambres , selonDion, 1 . 54-
(15) Cest une question des plus ob-scures de la Géographie , que de savoiroùprendre ce tte Arbalon. J e pense avoirtrouvé lè mot de l’énigme. Arbaloneíìla traduction Grecque d’un nom delieu Germanique, & vient du mot Grecarbêlon , un couteau, un tranchoir, chezNicandre & d’autres Auteurs. Ainsi^c-halon est la traduction Grecque du nomde lieu Hammincknd , dénominationGermanique qui, à la lettre, lignifieUn trançhe-gigot, c’est-à-dire un grandcoutelas. Racines , hamme , un gigot,un jambon -,&cknd _, qui vient du Grecknaôj je coupe ; & qui d’ailleurs ne sau-toir passer ici que pour un équivalentóstotnatique du mot Allemand kneipeun tranchoir. Cëtte ville de biàmmïnt-knd est en face de Weseî s ville fameu-se , qui, comme on sait, est située sur láLippe, en Latin Lupia. Or c'est átpienvirons de la Lupia des Anciensqu’Ortelius & d’autres Critiques, d'a-
près les divers témoignages de l’His-toire , cherchent Y A rbalon de Ger-manicus.
(16) 11s avoient tort, fans doute,puisqu’en général toute divination estillusoire j mais la preuve fur laquellePline les condamne, n’est pas exempted’objection , & ces Aruspices étoientplus conséquents qu’il ne le dit, selonce qu’écrit Julius Obsequens, chapi-tre 1 3 a : Paulo Fabio , Quinto ^AìlioConsulibus , in Germania , in castrisDrusi examen apum in tabernaculo Hos-tilii Rutilii j Prœfecli castrorum , conse-dit . . . Multitudo Romanorum per infi-diasfubjecla est. Ainsi, si le premier faitarrivé, selon Pline, au camp de Drususdevant Arbalon, fait voir que l’appa-rition d’un essaim d’abeilles dans uncamp est d’heureux présage, le secondfait, arrivé dans le camp d u memeDrusus , selon Julius Obsequens ,prouve, au contraire, en faveur deceux qui interpvetoient ce prodige enmauvaise part. Voici un autre passagetiré du même Auteur, chap. 130, &qui vient èricdrë à Fàppui de í’objec-tion qu’on peut faire à Pline : în cas-tris Cajsti examen apum consedit: lecus
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