HISTOIRE NATURELLE, LIV. XI. 2 . 6 /
& mangent ie miel.' Quoi qu’il en soit, il est certain que lesabeilles tuent les bourdons. Ceux - ci n’ont point de roi. Onignore pourquoi ils font fans aiguillon.
Lorsque (13) le printems est humide , les abeilles multiplientdavantage; & lorfqu’il est sec, il y aune plus grande abondancede miel. Si la provision de bouche vient à manquer dans quel-ques (24) ruches, les abeilles fe jettent fur les ruches (25) voi-sines pour les piller. Mais les mouches de ces dernieres ruchesles repoustènt vigoureusement: ôc si l'homme (16) qui a foin desabeilles fe trouve présent à ce conflit, le parti qui sentira quecet homme le favorise, s’abstiendra de toute hostilité à sonégard. Ces infectes fe font aussi la guerre pour d’autres sujets;mais leurs querelles viennent principalement à l’occasion dutransport des fleurs, car alors chaque abeille chargée appelleses compagnes à son secours. Dans ces actions générales ,les deux armées opposées ont chacune un chef qui les rangeen 'bataille. On fait cesser absolument le combat en leur jet-tant quelque (27 ) poussière, ou en les offusquant avec de la ( 48 )fumée : ôc on les réconcilie (29) ensemble en les arrosant de laitou d’eau miellée.
. cor dantium 3 facile compescitur : nam ,ut Virgilius ait }
Hi motus animorumatque haec certamina cantaFulveris exigúi jactu çorqpresta quiescent,
aut mulso , pajsove aut aliquo Jlmililiquore resperso j ô'c. Columelle, 1 . 9 ,ch. 9.
(28) Comme le dit Virgile dans ees.vers , JEneii. 1 . 12:
Vestjgavit apes, fumoque implevit amaro :illae intus trepid® rerum, per cerea castra.Discurrunt , &c.
(2 9) Confirmé par Columelle. Voyezla note 26. Consultons aussi Varron ,de re rufl. 1 . 3 , ch. 16 : Quœ crebriùsinterse pugnabunt aspergi eas oportetaquâ mulsâ quo facio non modb dejls-tunt pugnâ , sed etiam conferciunt felingentes: eo magisfimulfofintafpers<z yquo propter odorem avidius applicantfe yatque objlupefcuntpotantes. Voyez aussiPalladius, livre 7, in Junio , tit. 7,p.125.
Tome IV.
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