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Tome quatrieme.
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266
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2.66 NATURALIS HISTORI 1 LIB. XI.

Caput

i8»

Dégénéré apum , & quœ inimica apibus .

Apes sunt & rusticas sylvestresque , horridae aspectu ,multo iracundiores, sed opere ac labore praestantes. Urba-narum duo genera : optimae breves, variasque, & in rotun-ditatem compactiles : deteriores longae, & quibus similitudovesparum : etiamnum deterrimas ex iis pilosae. In Pontosunt quaedam albae, quae bis in mense mella faciunt. CircaThermodoontem autem fluvium duo genera : aliarum ,quae in arboribus mellificant: aliarum, quae sub terra, tri-plici cerarum ordine, uberrimi proventus.

Aculeum apibus natura dedit ventri consertum. Ad unumictum hoc infixo, quidam eas statim emori putant. Aliqui

(i) Ge font les abeilles bourdons 3comme les nomme M. Valmont deBomare, chez qui il faut consulterleur article. II ne faut pas confondreces abeilles - bourdons avec les faux-bourdons ( fuci ) dont nous avons

Ï 'ailé plus haut, & qui font les mâiësT"es étalons de l’abeille.

(2) Aristote les définit hirsutiores 3minores , operantiores , acerbiores ,Hist. Anim. 1 . 9, ch. 64, p. 1 116.

(3) Aristote, Hifi. Anim . 1 . 5 , cha-pitre 19, p. 610; Columelle, 1 . 9,ch. .3 , p. 3193 Varron , de re rujl. 1 . 3 ,ch. 16 , p. 110.

(4) De reliquis apibus optima ejlparva , varia , rotunda , &c. Varron ,ib id.

(5) Nous traiterons des guêpes auchapitre 21.

(6) Minùs valentium figna 3 fi fintpì-lofi& & horrida . Varron, ibid. II ne fautpas confondre ces abeilles domesti-ques velues avec le fur & le fucus *

comme a fait Dalechamp, repris encela très judicieusement par le PereHardouin.

(7) Ceci est confirmé par Aristote ,Hifi. Anim. 1 . 5 , ch. 19 , p. 61 o.

(8) Aristote, ibid.p. 61 j.

(9) J’ai suivi la leçon arboribus queportent sédition d’Elzévyre , celle duPere Hardouin , & quelques autresplus anciennes, lesquelles avoient,fans doute , pour elles 1 autorité dequelques manuscrits. Celles d’aujour-d’hui portent, la plupart, in alveis ;ce qui est austi plus conforme aux pa-roles dont se sert Aristote , chez quion lit w toi? 9-p.nìitt. Mais on fait, patles récits des voyageurs, que les creuxdes arbres des forets Moscovites fontremplis de miel, & que ce miel est lanourriture ordinaire des ours 3 ce quirend le pastâge de ces forêts très dan-gereux. Ainh la leçon arboribus est,à tous égards, préférable. A proposde