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HISTOIRE NATURELLE, Ll Y. XI. 2.6 J
D’une especeparticulière (Tabeilles. Quelles fint les chosesqui nuisent à ces infectes.
Il y a auífi des abeilles (i) sauvages. Elles font (2) hideusesSc beaucoup plus farouches que les autres, mais plus a Ai v es Scplus laborieuses. Quant aux abeilles (3) domestiques, il y en ade deux fortes : les unes ont le corps plus court, plus ramasse enrond, Sc des couleurs différentes ; ce font les (4) meilleures : leSautres font plus longues de corps, Sc ressemblent à des (5) guê-pes ; elles valent moins que les premieres. Mais les moins bonnesde toutes, font celles qui font (6) velues. Dans la province dePont (7) il y en a de blanches, qui font du miel deux fois patmois. Le long du fleuve Thermodoon (8) il s’en trouve de deuxfortes, les unes qui font leur miel dans les creux des (9) arbres,les autres qui le font fous terre avec trois (10) rangs de rayons,Ces dernieres font d’un très grand profít.
L’aiguillon dont la Nature a pourvu les abeilles, tient (11) àleur intestin. Quelques-uns croient qu'au premier coup qu’elles
ces ours mangeurs de miel, j’observe- ,rai qu’en Anglois, Tabeille se nommebee j Sc l’ours bear 3 & que , d’autrepart, une ruche, en Slawon, se dit ul;ce qui pourroit bien être Torigine dumot ul-sus j prononcé plus durementur-Jhs.
(10) Aristote, ìbid.
(11) » L’aiguillon, écrit M. Va L» mont de Bomare , est situé à Textré-„ mité du ventre de Tabeille, long» d’environ deux lignes ; il entre», avec beaucoup de vitesse , par le« moyen de certains muscles places" fort près de l’aiguillon, qu’on ap-” perçoit facilement en pressant le»» derrière de Tabeille. Ce dard, qui»> pároît si délié à Tœi!, est un petits» tuyau creux, de matière dé corne
» ou d’écaille. 11 contient un ai-,, guillon composé lui-même de deux„ aiguillons accollés qui jouent en», même tems, ou séparément, au gré-, de Tabeille.Leur extrémité est taillée,» en scie, dont les dents font tournées», dans le sens d’un fer de fléché, qui-, entre aisément, & ne peur sortir-, sans faire de' cruelles déchirures,-- Auflì presque toujours la piquure», que fait une mouche à miel lui est-» elle fatale , T aiguillon entraînant» avec lui la vessie , Sc quelquefois», une partie des intestins. Leur pi-», quure est presque toujours accom-» pagnée de douleur , d’instamma-„ tion , de tumeur. Elles font la» guerre à la maniéré des sauvages ,-, avec des fléchés emnoisonnees, &c.
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