NATURALIS HISTORIA L IB. XI.
j De morbis apum ,
Caput S u n t ôc operis morbi : eum favos explent, claron, yo-*9- eant : item blapíìgoniam , st fœtirni non peragunt.
Inimica est &c echo resultanti sono, qui pavidas alternopulset iâu : inimica & nebula. Aranei quoque vel maximehostiles; cum praevaluere ut intexant, enecant alveos. Pa-
(i) L’élite des manuscrits porte càmfavos explent j fur quoi il faut obser-ver , avec Servius , que explere seprend quelquefois dans une acceptionprivative, & dans le sens de non ex-plere. C’est ainsi que Virgile Pa expres-sément employé , Enéide 1. 6 , dansce vers : •■ ■■' - - ,: '-
Discedam , explebo numerum , reddarque tenebris.
C’est faute de cette notion que la plu-part des Editeurs, avant le Pere Har-douin , ont cru devoir lire ,au textecàm favos non explens . . ^ .
(i) Ainsipprtenttòus les manuscrits.Les Editeurs, avant le Pere Hardouin,lisent cleron ; 8c çe Savant veut, mal-gré les manuscrits, qtje ce soit la véri-table leçon , fondé sur ce qu Aristotedonne le nom de klêros k un insectequi consume les ruches. Mais le jm.otclaron n’a ici aucun rapport à ce verdestructeur, 8c exprime, non un in-secte , mais un accident, un défautdans le produit de la ruche. Ce motclaron n’est donc autre chose q u’u n mòtbarbare , & probablement Celtique ,adopté par les Rotnams z mot qui,ex-prime la rareté , le vuide fréquent, ladisette de la chose. C’est dans cç^sensque nous disons encore un pamèr àflaire voie, & hue nous employons
,1’exnrc/Tion de claïr-femé. Nous disonsauíu un œuf clair , pour un œuf vuide.Les Anglois, dont la langue est unreste du Celtique, disent to clear thehoufie , pour dire vuider la maison. LesDanois emploient l’expreffion de klar-lydenie dans le seps d’amoindri , dadiminué , d ? aminci , de grêle. Envoilà, je pense , plus qu’il n’ep fautpour j ustifier la leçon manuscrite cla-ron 8c pour faire voir la véritablesignification de ce mot. En suppo-sant même qu’il fallût conserver laleçon imprimée cleron , il me sembleque cette autrè leçon n’auroit ici au^cun rapport avec le ver nomme kle—ras , mais plutôt avec le mot Ger-manique Iles ou gles , qui, encore. aujourd’hui en langue Suédoise, signi-fie clair-femé, interrompu de lacu-nes;, 8ç qui exprime fur-tout le vuide& la disette des récoltes. Ainsi, pourdire la móilTon est grêle , on dit,en Sued Q,faeden Jlaor glejl; à la-let-s.tre ,fieges fiat rariori, comme l’observe
le docte Jean Ihre, au mot Gles. Co-
lumelle, 1. 9 ch. 1 3 -'Jds apprendque les Gré CS appelloient ce meinevice des ruches phaged&na 3 cest-a-direulcere , attendu que les lacunes for-mées dans les fayòns par le manquede miel > se moisissent , 8c donnent
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