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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, Liy, XI. 1 .73

Des maladies des abeilles.

Il se rencontre auffi des défauts dans leurs ouvrages, commequand elles ne rempMent ( 1 ) pas leurs rayons, ou quellesn’amenent pas à perfection leurs petits. L’on nomme le premierdéfautclarotz ( 1) ; Ton donne au second le nom de blapJîgonie( 3).

L’écho (4) leur est nuisible par son bruit retentissant alter-natif, qui les frappe & les épouvante. Le brouillard aussi leurest contraire. Mais leur plus grand ennemi, c’est (5) l’araignée;car lorsqu’eíìe peut venir à bout d'entrer dans lés ruches ôc d’y

lieu à une pourriture qui détruit la ru-che : Sapé etiam vitio quod Greci vo-cant tpay-ifunctv intereunt apes. Siqui-dem cum Jit hdtc apium consuetudo 3 utprius tantum cerarum confingant 3 quan-tum putant e.xplere fie pose : non nun-quam evenit , consummatis operibus ce-reis j ut examen , conquirendi melliscausa j longius evagatum subitis imbri-bus aut turbinibus in sylvis opprimatur 3& majorem partem plebis amittat : quodubi facium efi 3 reliqua paucitas faviscomplendis non sufficiat 3 tuneque va-cue. cerarum partes computrescant 3 & vi-tiis paulatim serpentibus corrupto meileipse quoque apes intereant.

(3) Ce mot est Grec ; il signifie par-tus lafio 3 venant de Cxccvfla , ludo 3 &de yoì », partus 3 genitura 3 &c. Colu-melle, 1. 9, chap. 13 , observe que cequi fait manquer la progeniture , c estsouvent la trop grande abondance ouvivent les abeilies : Efi & illa causa in-teritus , quod interdum continuis annisplurimi flores proveniunt 3 & apes magistnellifidis quam fœtibus student. Ita-que nonnulli quibus efi minor harumrerum scientia 3 magnis fructibus delec-

Tomclff.

tantur 3 ignorantes exitium apibus im-minere 3 &c.

( 4 ) Virgile recommande de nepoint placer les ruches au voilinagedes échos :

Ubi concava pulsu '

Saxa fonanc , vocisque offensa resultat imago.

C’est auffi ce que recommande expres-sément Columelle, I. 9 , ch. 5 3 & Pal-ladius , 1 . 1 , ch, 37. Le premier s’ex-prime ainii : Nec minus vitentur cav<&rupes 3 aut valles argute, .quas Greci vo-cant

(5) Le Pere Hardouin prend cettearaignée pour ía forte de tigne ou dechenille fileuse , nommée klêros 3fondé sur quelques pastages d’Aristotéfavorables à cette interprétation. Maistoutes ces subtilités ne me persua-dent point , & je pense que c’estde l’araignée ordinaire dont Pline avoulu parler, sur-tout lorsque je con-sidere que cette interprétation si sim-ple & si naturelle a Virgile pour ga-rant 3 car ce Poète , en parlant des di-vers fléaux des ruches, écrit, Géorg.L 4 , v. 2.46 :

Aut invisa MínervL111 foribuí laxos suspendii aranea castes.

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