HISTOIRE NATURELLE, Lly. XI. 'L'J $
tendre sa toile, elle les ruine entièrement. Ce foible 6e vil (6) pa-pillon qui voltige autour d’une chandelle allumée, est encoreun fléau redoutable pour les abeilles, & leur nuit de plus d’unemaniéré ; car il mange la cire, & laide dans les rayons plusieursordures qui y produisent des tignes : de plus, d fortifie les toilesd’araignées qui se trouvent dans la ruche, en les recouvrant duduvet de ses ailes. II s’engendre aussi dans le bois même desruches certaines (7) tignes qui aiment particulièrement la cire.En outre , les abeilles font sujettes à se rendre malades , enmangeant des fleurs avec (8) excès, fur-tout au printems ; cequi leur cause le flux de ventre. L’huile (9) les fait mourir , ainsi,quelle fait mourir tous les autres insectes, principalement lors-qu’on leur en oint la tête, Le qu’on les expose au soleil. Les abeilles,font quelquefois elles-mêmes la cause de leur mort, comme lors-que voyant qu’on leur ote une partie de leur miel, elles se jettentsur l’autre avec voracité. Au surplus, elles font naturellementtrès économes, de forte qu’elles chassent celles qui font prodi-gues 6c gourmandes, tout comme celles qui font lâches 6c pares-seuses. Enfin, leur propre miel leur est quelquefois nuisible5 carfi elles viennent à en être frottées par devant (10), elles meurent.Tant est multiplié le nombre des ennemis & des accidents où íetrouve exposé cet animal, dont i’homme tire un si grand profit tEncore n’en ai-je rapporté qu’une petite partie. Nous parleronsen tems ôc lieu (11) des remedes qui conviennent aux abeilles:pour le présent, nous ne traiterons que de leur nature.
liqueur réduite â consistance de siyrop,faite avec une chopine de vin, unedemi-livre de sucre, & autant de miel.Consultez, chez M- de 18 ornare , T. r,P- 37 , les détails de la diarrhée desabeilles , & l a maniéré dont cettecontagion se communique.
(9) Aristote , Hijl. Atiim. livre 8,ch. 32 ; Sextus Empiricus, 1 . 1 j Pyr-
rhon, Hypotyp. ch. 14, p. 12 ; Albertle Grand, 1 . 7, de Anïm. Traité 2,ch. 3 , p. 234.
(10) Tous les manuscrits portent abadversa paru. C’est fans autorité , ainsique fans fondement, que Pintianussubstitue ab aversa parte.
(11) Au Uvre 21, ch. 12.
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