2.^6 NATURALIS HISTORIA LIB. xi.
De continendis apibus , & quomodo reparentur .
Caput Gaudent plausu atque tinnitu ieris, eoque convo-2-0. cantur : quo manifestum est, auditus quoque ineste sen-sum. Effecto opere, educto fœtu , functo munere omni,exercitationem tum solemnem habent : spatiatasque inaperto, & in altum datas, gyris volatu editis, tum demumad cibum redeunt. Vita eis longistima , ut prospere ini-mica ac fortuita cedant, septenis annis universa. Alvosnunquam ultra decem annos durasse proditur. Sunt qui mor-tuas , fi intra tectum hyeme serventur, deinde sole vernotorreantur, ac ficulneo cinere toto die foveantur, putentreviviscere.
In totum vero amissas reparari ventribus bubulis recen-
(x) C’est ce que Virgile dit dans cesvers , Géorg. 1 . 4, v. 64 :
Tinnitusque cie , & Matris quate cymbala circum.
Ipsas confident medicatis sedibus , ipsae
Intima more suo sese in cunabula condent.
Voyez auíïì Varron , de re rufi. 1 . 3 ,ch. 16 , p. 109.
(1) Aristote , plus réservé que Pline ,doute que les abeilles entendent j &,dans le cas mêmeoù elles entendraient,il témoigne douter fi ce seroit par ter-reur ou par attrait pour le bruit quellesse retireraient dans leur ruche au bruitqu’on fait fur des vases d’airain.M. Valmont deBomare regarde aulìicomme un préjugé rustique cette opi-nion de Virgile & de Pline, que lesabeilles se plaisent au bruit. Quoi qu’ilen soit, je soupçonne que les abeillesentendent, puisqu’elles se donnententre elles le signal dix réveil, du dé-
part , de la retraite & du sommeil pardes bourdonnements. Mais il reste àsavoir où est placé chez elles le íìegede l’ouie.
(3) Je lis, avec tous les manuscrits,funcìo munere, II s’enfuit que funclus ,contre l’usa^e ordinaire , est employéici^au passif. Les Editeurs, à qui ilcoure peu d’altérer le texte des An-ciens, ont [abonné funclte, munere.
(4) Cela est confirmé par Aristote „Hifi. Anim. 1 . 5, ch. x 9 ; ainfi que parces vers de Virgile, Géorg. 1 . 4 :
Ergo , ipsas.quamvis angustus terminusam
Excipiat , ( neque enim plus) septima ducitur œstas ;
At genus immortale manec, mulcosque per annos
Stat fortuna domus , Sc avi numerantur avorum.
Sur quoi je dois observer que tous lesEditeurs de Virgile , même les plushabiles , font faire à ce Poète uneénorme faute de quantité, de la ma-