HISTOIRE NATURELLE,
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avec (z) de la boue , & les appliquent contre les parois despierres. On diroit que ces nids font enduits de (3) sel; & ilsfont si durs, qu’à peine les peut-on percer avec un.instrumentde fer. Les bombyces font leur (4) cire en plus grande quan-tité que celle des abeilles ; & le ver qu’ils produisent est auísiplus gros.
II y a une autre forte de bombyces très d:sterents(;) deces pre-miers. Ils proviennent d’un gros ver qui a deux efpeces de cor-nes (6) mollasses comme lui. Ce ver devient d’abord chenille,ensuite nymphe (7), fous le nom de bombylius (8), puis necy-dale (9), puis définitivement bombyce (10) au bout de six mois.II ourdit une toile à la maniéré des araignées, & que le luxefait servir au vêtement des dames , fous le nom de bombycin (n).La premiere personne qui trouva la maniéré de ( 1 z) refiler ces
Belgique, & dans la plupart des autresidiomes Celtiques , bone , bonen ,boon, 8 cc. De ce mot boon , Se de ílía ,le ventre, la partie inférieure du corps,les Latins auront fait bomb’ilius , motqu’on aura fini par écrire bombylius ,par une confusion palpable de noms \car bombylius par un^y vient du Grecía áa > 3 je retentis, je résonne, St de&óu£oç , bruit, St exprime une sortede guêpe, de bourdon, ou d’abeillebourdonnante , qui file, St dont Aris-tophane a parlé dans fa comédie desGuêpes, en cette forte :
í ìtrvrip ItT n Co/aCÚMoç ua’íp^íìccl ,
TttÒ t oïç OvV^i JCtipír avctTrívA cíTfj.iveç.
Tanquam apes aut bombylius ingreditur ,
Sub unguibus cevâ impletus.
, ( 9 ) C’est-à-dire en état de mort. Ra-cine ìíhoç , mort.
(io) C’est ici que son nom vient debombos j bruit j car c’est alors qu’il aquelque ressemblance avec le bour-de* 1 fileuï 3 nommé par Aristophane
bombylios , c’est-a-dire bruyant Sibourdonnant. Au reste , il y a lieu decroire que la foie du bombyx des An-ciens étoit moins luisante que la nôtre,St quelle avoir le coup d’œil mat Sccotonneux. Ce qu’il y a de certain ,c’est qu’encore aujourd’hui en Alle-mand la toile de coton se nommebombajìn. Voyez la note suivante.
(n;Ce bombycin des Anciens estévidemment le bombajin des Alle-mands, qui estez eux signifie toilede coton ; forte preuve que par l’é-toffe du bombyx les Anciens enten-doient plutôt une forte de cotonsoyeux qu une vraie soie. Voyez lanote 10 St la note 6. Cependant il pa-roît qu ils distinguoient le coton Séri-que d’avec le bombycin. Voyez le li-vre 6 , ch. 17, notes 47,49,8t 5 o.
(i z) J’ai'déja fait observer que re-dordiri ( du moins chez Pline ) nesignifie point décomposer un tistu 3mais filer de nouveau ce quiadejaetefilé._ Voyez le liv. 6 , note 51 -