HISTOIRE NATURELLE, H y, XI, ZOf
tantes. Au reste, cette forte d’infecte n’a (15) rien dans le ventre.Lorsqu’on les contraint (16) de voler, elles rendent feulementune certaine humeur qui montre assez que la rosée leur sert denourriture. Elles font auísi les seuls animaux qui n’aient point (17)d’ouverture pour vuider leurs excréments. Leur vue est si (18)foible, que, si on leur présente le doigt, en Pétendant le resslerrant, elles fautent dessus, le prenant pour quelque feuille quele vent agite. Quelques-uns établissent encore deux autres fortesde cigales , dont les unes portent le nom de furculaires & fontles plus grosses; & les autres font appellées froment.le.res , & ave-nieres , parcequ’elles paroissent lorsque les bleds font prêts àêtre coupés.
Des lieux où il ne se trouve point de cigales ; d’ autres lieux
où elles fint muettes .
Les cigales ne naissent (1) point dans les lieux dépourvusd’arbres : c’est pourquoi , au territoire de Cyrene , on en voieautour de la ville, mais non dans la campagne. On n'en voltpoint non plus dans les forêts épaisses & froides. En outré , ellesaiment mieux certains endroits que d’autres. II s’en trouve danspeu de cantons au territoire de (z) Milet. II y a (3) dans Piste deCéphalénieune riviere qui sert de limites aux cigales ,en forte qued’un côté on n'en voit point, & que de PaUtre côté tout en estplein. Dans le territoire de Rhege (4) elles font toutes muettes ;au delà du fleuve (5) de ce même territoire, c’est-à-dire dans
son ancienne pureté, en la faisant par-faitement cadrer avec lë texte d’Aris-,tore ; attention que n’a nullement enle Pere Hardouin en restituant à laphrase en question cette même néga-ttve n on ; car il lit : Idcirco non funtCyrems circa oppidum : n&c in cam-p is t faisant contredire directe-tnent Aristote par Pline.
/ orne IK.
(z) Aristote, Hijl. Anim.ì. 8, cha-pitre 3 3 , p. 980.
(3) Aristote , ibid. f lien , Us-
Anim, 1 . 5 , ch. 9. . •
(4) Strabon , 1-6 , ch. 160 ; Conon »chez Photius, Bibl. God. i%6, p. 42s-
( 5 ) Du fleuve Sagra , comme j. eprésume , sur la rive duquel étoitfltuée la ville de Locres, à lextré-
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