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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. Z I I

Lu contraire , vivent dans les (13) tenebres , 8 c fuient la lu-mière : ils s’engendrent dans les lieux humides, 8 c principale-ment dans les bains. II y a d’autres scarabées de grande es-pece, 8c de couleur (14) rousse. Ceux-ci font des trous dans desterres arides, 8c y fabriquent des rayons creux, qui ressemblentà une petite éponge, 8c qu’ils remplissent d’un miel venimeux (15).Près d’Olynthe (i 6), en Thrace, il y a un petit territoire où lesscarabées ne fauroient vivre: c’est pourquoi on le nomme Can-,tharolethros , c’est-à-dire mort des escarbots.

Tous les infectes ont les ailes d’une venue 8c fans division.Aucun n’a de queue, excepté le scorpion (17). C’est aussi le seulinsecte armé de bras qui ait en même tems un dard à la queue.Parmi les autres, l’aiguillon, du moins chez ceux qui en ontun, est situé dans la bouche; tels font le (18) taon, le cousin ,8c certaines mouches, chez qui l’aiguillon tient lieu de langue.II y en a dont l’aiguillon n’est point piquant 8c n’est qu’un sim-ple suçoir, comme chez les mouches, dont la langue est mani-festement faite en tuyau : aussi n’ont-elles point de dents. D’au-tres insectes ont au devant des yeux de petites cornes molles (19)& tendres : c’est ce qu’on remarque chez le papillon. Quelques-uns n’ont point d’ailes, comme la scolopendre (20).

Les insectes qui ont des pieds, les meuvent de biais. II y ena chez qui les pieds de derriere font plus longs que les autres,'8c courbés en dehors; telles font les sauterelles (21).

I. 1, ch. 6, p. 49 ; ce qui fait voir quetabanus , chez Pline , répond ici àl ’oistros d’Aristote. Cependant Yois-tros des Grecs est proprement 1 'asilusdes Latins ; mais plusieurs les confon-doient abusivement l’un avec 1 autre.Ecoutons Séneque, Epit. Z 8 , p. 281:Hunc quem Graci oestrum vocant , pe-cora peragentem & totis saltibus dijst-pantem, astlum nostri vocabant : hoc

Firgilio licet credas , &c. Nous avonstraité du taon i auchap. 13 ; de Ventpisou cousin au chap. 2, & ailleurs.

( 19) Nommées antennes*

(20) Nous avons déja traité de kscolopendre au 1. 8 , ch. 29 , & au I. 9 >ch. 43.

(21) La sauterelle , en Hébreu »arbek ; en Grec, abris j mastax > kor~