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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. j 2.J

les oiseaux (n); tellement que les faifands en meurent, à moinsqu’ils ne se roulent dans la poussière. Parmi les animaux à poil ( 13 ),on croie que les ânes & les moutons (14) sont les seuls exemptsde ces infestes destructeurs. Us s’en engendre cependant dansles étoffes de laine, 8e su r-tout dans celles qui sont faites de lalaine des moutons tués (15), par le loup. Je trouve même chezquelques Auteurs que certaines eaux (16) ( Le pourtant c’est l’eauqui nous purifie ) engendrent quantité de vermine. Au reste, celane doit pas surprendre, puisque bi cire produit le ciron (17), qu’oncroit être le plus petit des animaux. II y a une autre (18) ver-mine, qui naît des ordures par la chaleur du soleil, Lc qui sautedes deux pieds de derrière comme un voltigeur (19), & une autreencore qui s’engendre de Thumidité de la poussière dans les trousde la terre, & qui a des ailes (20).

gale & de la carie. Adrien Junius estdu même avis. Acarus dit-il, teredoejl jjìve exiguus vermiculus qui subtercutim erodit 3 agitque cuniculos in pru-úginofis manibus 3 &c. II ajoute quecet insecte se nomme en François ci-ron j en Italien pedicello 3 & plus vul-gairement pidocchietto 3 en Espagnolarador.

(18) Cette autre vermine n'est au-tre que la puce, qui, en s’écartantquelquefois des animaux , ou se trou-vant engagée dans les vieilles hardesdes pauvres, se maintient dans ces dé-pouillas , & pullule dans l’ordure. Onprétend que le renard a sart de forcertoutes ses puces à venir se rendre dansun tapon de laine qu’iî tient au boutde son museau ; & que sa ruse consisteà entrer dans l’eau insensiblement, &a reculons ^ ce qui force les puces a ve-nir toutes se rendre dans le tapon ,qu alors il abandonne : ce qui donnelieu a une génération de puces vaga-

bondes, mais qui ne font rien moinsqu’engendrées par la pouffiere. Lapuce le nomme, en Gr qc, phylla 5 enAllemand ,floch 3 fioh j en Belgique,vlo vloye ; en Italien, pulce ; en Es-pagnol , pulga \ en Anglois ,flee j eitSuédois, loppa ; en Danois , loppe $en Slawon, pchla.

(19) Tous les manuscrits portentpetauris 3 & non petaurìjls, 3 ni petau-rifiarum 3 comme d’autres lisent sansnécessité. II ne s’agit que de sous-en-tendre smilia. II est évident, par l’ac-cord constant des manuscrits de Pline ,que, chez notre Auteur , petaurus 3qui signifie un voltigeur, équivaut aupetaurifla des autres Ecrivains. Petau-riftét , écrit Nonius Marcellus , veteri-bus dicebantur qui saltibus moverentur.Je lis aussi au texte, avec deux manus-crits , a radio solis 3 & non pas aridisolis 3 comme certains Editeurs.

(10) C’est le saurereau ou sautriau,c’est-à-dire la moindre espece de fau-