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Tome quatrieme.
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HISTOIRE NATURELLE, Liy. XI. Z Z Z

De la mouche pyrale oupyraujle.

Le feu, qui est un élément contraire à la nature (r), nelaisse pas de produire (2) certains animaux. En Chypre (3), dansles fourneaux à fondre le bronze, on voit voltiger au milieu dufeu une forte de grosse mouche à quatre pieds, qui, de cet élé-ment , est appellée pyrale (4) & par quelques-uns pyraujle. Tantqu’elle fe tient dans le feu, elle vit j mais pour peu qu elle s’enéloigne, elle meurt.

Le fleuve Hypanis (5), dans la province de Pont, entraînecertaines pellicules ( 6 ) minces qui ont la figure de grains: de cespellicules fort une mouche à quatre pieds, semblable à la pré-cédente , qui ne vit qu’un jour ; c’est pourqubi on l’appellehémé robie (7). Les autres infectes vivent (B), en tout, plusieurssemaines complettes; savoir, les moucherons Lc les vermisseaux „trois semaines ; & ceux qui font vivipares, quatre semaines.Les métamorphoses ou transformations s’operent (9) en trois 01*quatre jours. Les autres infectes qui volent, meurent ordinai-rement en automne (10); & même les taons meurent quelque-

ocíavâ qu£ mortua efi 3 provecíâ œtatemortua efi : qua vero occidente sole 3 de-crepita eo magis fi etiam fiolfiitialidie.

( 6 ) Qui font plus grosses que desgrains de raisin, selon Aristote j ce quisemble désigner des cocons de che-nilles , où elles font en état de nym-phes , & d’où elles sortent en état depapillon. Le papillon du ver a soie,en sortant de fa coque, n a de meme.qu’une existence presque éphémère.

(7) Nos Physiciens modernes ontobserve plusieurs especes , & mêmeplusieurs genres de mouches éphé-

mères , ou dont la vie est bornée à fadurée d’un seul jour. Cette expreffioishémérobie 3 dont s’est servi Aristote»*ou. éphémère 3 dont on se sert aujour-d’hui plus volontiers », vient du Grec »,& signifie un animal dont la vie n’ex-cede pas une journée. Elien, Hifi.Anim. L 5 , ch. 43 , appelle la moucheéphémère pm^ífov ». comme qui diroitunius diei.

(8) Emprunté d’ Aristote, lîifi-A'nim. 1 . j , ch. 18, p. 606.

(9) Aristote , ibid. p. 6 oj. \

(10) Aristote» ïbid.

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