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Tome quatrieme.
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HISTOIRE naturelle, L I V. XI. 3 57

saillants hors de la tête, & qu’on regarde comme les plus foibles ;d’autres qui font enfoncés, & qui passent pour les meilleurs.C’est auffi un indice (130)' d’une excellente vue que d’avoir desyeux de la couleur de ceux des chevres.

En outre il y a des gens qui apperçoivent les objets de fortloin, & d’autres qui ne les distinguent que de fort près. Plu-sieurs ne voient que quand le soleil luit, & ne voient rien quandle tems est couvert, ni après que le soleil est couché. D’autresont la vue (13 1) foibîe pendant le jour, mais voient mieux queles autres pendant la nuit ( 1 3 z )* Quant à ceux qui ont doubleprunelle, ou dont la vue est nuisible, nous nous en tenons à ceque nous en avons dit ailleurs (133)' Ees yeux dont la couleurapproche du verd de mer voient mieux dans l’obfcurité (134).

On dit que (135) l’Empereur libere avoir cela de particulier,'exclusivement à tout autre homme, que , lorfqu’il s’éveilloit denuit, il voyoit pendant quelque tems auffi clair qu’en plein jour ,& qu’enfuite cette clarté cessoit peu-à-peu. Auguste de divinemémoire avoir les yeux verdâtres comme ceux des chevaux : ertoutre (136), leur grandeur étoit plus qu’humaine ; auffi $’irritoit-ilquand on ofoit le regarder trop attentivement (137). L’Empe-

fera c-truie â domuit Germania pube.Hûrat. Epod. 16, v. 7. Carula quisJlu-puit Germani lumina. Juvénal. Sat. x 3,v. 164. Germana maneret 3 ut fades ,oculos carula. Auíbn. idyll. 7. Sub,

septentrionibus nutriuntur gentes imma-nibus corporibus 3 c&fiis oculis. Vitruv.1 . 6 , ch. 1 , p. 104. Saxona c&rulum .Sidon. Apollm. 1 . 8 , Ep. 9 , &c. Sec.

(135) Confirmé par Suétone, viedeTibere, ch. 68. Cadius Rhodigi-nus en dit autant de îui-même , 1. 15 ,chap. r. Voyez auffi Sextus Empiri-cus , 1 . x, Pyrrhon. Hypoth. ch. 14,

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(136) Je lis, avec les manuscrits,

superque , hominem abdicantis magni-tudinis : c est la vraie leçon. Je ne faispourquoi on s’est avisé de lui substi-tuer fupraque hominem albicantis ma-gnitudinis ; leçon intolérable.

(137) Ses yeux croient défectueux àforce d’être grands. C’etoit donc ledésobliger que de paroître remarquerce défaut. Âu surplus, les Courtisansqui prévenoient les étrangers de nepoint regarder l’Empereur en face, segardoient bien d’en apporter cette rai-son. Ils disoient que les yeux d'Au-guste croient pleins d un éclat céleste,qui exigeoit qu’on baissât les regardsen l’abordant. Virgile lui-même avoir