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Tome quatrieme.
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359
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HISTOIRE NATURELLE, L I V. XI. 359

reur Claude avoir au coin des yeux une blancheur (13 8) charnuequi étoit quelquefois couverte de petites veines sanguines. L’Em-pereur Caligula avoir les yeux immobiles (139). Néron ne voyoicpas les objets les plus proches, à moins, qu’il ne clignât ( 140) lesyeux. Dans les jeux que donna Caligula , ou combattirent qua-rante gladiateurs, il. s’en trouva deux qui ne clignoient pointl’œil, quelque mine qu’on fît de les frapper; auffi furent-ils in-vincibles. Or il est extrêmement difficile d’avoir la vue imper-turbable en pareille óccaíìon. La plupart des gens clignent lesyeux fans discontinuer, ô£ l’on prétend que c’est un indice detimidité (141 ).

Personne n'a l’œil entier de la même couleur, la prunelletranchant toujours avec le blanc qui l’environne. II n’y a aucunepartie qui dénote 'mieux les pallions de i’ame , fur-tout dansl’homme; car ony apperçoit la modestie, la clémence, la pitié,la haine, l’amour, la tristeíïe, la joie. Les hommes ont auffi leregard différent les uns des autres ; tantôt le regard est farou-che, tantôt enflammé, quelquefois sérieux; on distingue auffile regard de travers, celui du coin de l’œil, celui qui regarde laterre, celui qui est affable: enfin on peut dire que les yeux fontle véritable siégé de l’ame (141) ; auffi font-ils, selon nos affec-tions' diverses'', passionnés, ou fixes, ou pleins d’une humeur sur-abondante (143), ou. clignotants de crainte. Ce font les yeux quifournissent des larmes L la compaffion. Quand nous baisons lesyeux d’une personne chérie, c’est son ame même que nous croyonsbaiser. Des yeux auffi viennent les pleurs dont notre visage estbaigné dans ^affliction. Mais quelle est, cette humeur qui fort alorsfi abondamment? comment s’est-elle trouvée toute prête? oùfe tenoit-elle en réserve ? C’est; par lame (144) que nous voyons;

Sc Andrèz de S. Laurent, Anatom. manuscrits , & non pas nictant avec. -.t.. . . Pintianus.

1 ' ' ^ J ' ■ ( X44 ) L’œil, écrit M. de Buffon,

(143) Je lis humectant avec tous les appartient à l’ame plus gu’aucun autre